On arrive au sommet, le vent se lève d'un coup, une fenêtre s'ouvre vers Chamonix et on a pu vraiment descendre en vol plané. Et ce qui est toujours cool, quand on ne sait pas exactement si ça va passer sur ce plan ou pas, c'est que ce sont quand même les sorties les plus impressionnantes et celles qui restent vraiment en mémoire, je trouve.
Podz-Glidz, le podcast Lu-Glidz.
Des histoires du cosmos du parapente.
Aujourd'hui avec
Marlies Czerny et
Lucian Haas au micro.
Une question de quiz : combien de sommets de plus de 4 000 mètres officiellement reconnus y a-t-il dans les Alpes ? Je ne vais pas donner la réponse ici, car Marlies Czerny est la mieux placée pour le faire. Marlies est la première femme à avoir gravi tous ces sommets et, pour certains d'entre eux, elle est même redescendue en parapente. L'histoire de Marlies n'est pas fascinante seulement à cause de la combinaison alpinisme et parapente. C'est aussi à cause du parapente en soi. Déjà, la façon dont elle s'est mise à l'alpinisme est remarquable. Elle vivait à 150 % pour son boulot de journaliste sportive, avec beaucoup de services tardifs à la rédaction et presque aucun temps libre. Puis son patron l'a forcée à prendre des congés. Elle ne savait même pas quoi faire de son temps libre et s'est simplement mise à grimper sur la montagne la plus proche.
Les conséquences des expériences de cette tournée ont dû bouleverser radicalement sa vie. Comment les choses ont évolué, comment elle s'est remise au parapente de manière assez spontanée après cela, comment elle vit aujourd'hui toute l'année avec son compagnon Andi dans un camping-car, quelles libertés, quelles difficultés, mais aussi quelle responsabilité particulière cela implique, tout cela et bien plus encore est raconté par la trentenaire dans cet épisode 53 de Podz-Glidz.
Avant de commencer, je veux dire merci. Merci à tous les auditeurs de Podz-Glidz et lecteurs de Blueglides qui me permettent, en tant que contributeurs, de continuer à faire avancer ces deux projets. Blueglides a commencé comme un petit blog de loisir. Au fil des années, il est devenu un véritable magazine en ligne avec un podcast. La charge de travail nécessaire ne peut plus être assumée ou justifiée comme un simple passe-temps depuis longtemps. Mais grâce à vos contributions, je peux désormais compter officiellement Blueglides et Podz-Glidz comme des sources de revenus en tant que journaliste indépendant. C'est donc aussi une partie de mes raisons de vivre, par pur plaisir et passion. Si vous n'êtes pas encore contributeur de Podz-Glidz et Blueglides, c'est maintenant, ou après avoir écouté ce podcast, l'occasion de changer cela.
D'ailleurs, ma devise est : chacun fait comme il veut et comme il peut. Autrement dit, tu es totalement libre de choisir le montant de ton soutien. Les paiements sont très simples, par PayPal ou par virement bancaire. Tu trouveras toutes les données nécessaires sur mon blog Blueglides, dans la section Soutenir. Si tu hésites sur le montant, je te conseille, sans engagement, un euro par épisode de podcast et deux euros par mois de lecture sur Blueglides. Même projeté sur l'année, c'est bien moins cher qu'un abonnement aux magazines classiques de parapente.
Marlies, combien y a-t-il de sommets de plus de quatre mille mètres dans les Alpes ?
82, exactement.
Et sur combien d'entre elles en es-tu déjà passé ?
Est-ce que je dois compter deux fois ceux sur lesquels je suis déjà passée plusieurs fois ?
Ça
tu peux faire comme tu veux. Mais si on prend les 82, combien en as-tu ?
Oui, là, je devrais être au-dessus de chacun d'eux.
Sur chacun ? Oui. Super. Et si tu comptes en double maintenant, tu en as combien ?
Ouh là, il faudrait que je refasse le calcul plus longuement, parce que je ne tiens pas vraiment de statistiques précises. Du coup, oui, je ne sais pas. Enfin, j'ai été sûr être montée à 20, 30 plusieurs fois. Je crois que pour le Mont Blanc, j'y suis déjà allée genre sept ou huit fois maintenant. Mais bon, je ne pourrais pas vous donner le chiffre exact là tout de suite.
Est-ce que tu serais capable de te rappeler tous les sommets de plus de 4 000 mètres par cœur, juste avec leurs noms ?
Avec un peu de temps, je pense que oui. Parce qu'on associe quand même un souvenir très spécial à chacun d'entre eux. Et oui, vu comme ça, je pense que je pourrais les mettre tous ensemble. Même si ce ne sera pas si facile, surtout avec ces Aiguilles françaises, pour trouver les bons noms et surtout pour bien les prononcer, ça pourrait être difficile. Mais oui, je pense que j'y arriverai.
Qu'est-ce qui est si génial de se tenir sur un sommet de quatre mille mètres ?
Pour moi personnellement, il y a énormément de points. Tout d'abord, parce qu'on se tient vraiment si haut et si loin de son quotidien. Et oui, plus on monte, plus les problèmes du quotidien deviennent vraiment petits. Et j'ai toujours trouvé ça super agréable quand on a de longues approches et qu'on laisse la vallée devenir de plus en plus petite, étape par étape. C'est vraiment toujours incroyablement beau pour moi. Se plonger complètement dans la nature et arriver dans des régions où l'on n'est peut-être pas censé aller en tant qu'humain. Mais où l'on se ressent vraiment, soi-même, intensément.
Est-ce que quand on est au sommet d'un sommet de quatre mille mètres et qu'on sait qu'il faut tout redescendre, est-ce que c'est un moment où tu te dis que la descente est toujours pénible ? Parce qu'on a déjà atteint le sommet, on a atteint son objectif, et maintenant, il ne reste plus qu'à redescendre au sens propre du terme.
Je pense que je t'aurais répondu différemment avant d'avoir commencé la pratique du parapente.
Oui, non, pour moi, tout va ensemble en principe, la montée et la descente. Mais je pense que quiconque a déjà fait du parapente ou a déjà volé avec un parapente, voit parfois la descente d'un autre œil. Surtout quand on a aussi l'aile avec soi sur une haute montagne, c'est déjà une magnifique possibilité pour descendre.
Sur combien de ces sommets de plus de 4000 mètres que tu as déjà sur ta liste — non, tu les as tous dans les Alpes — sur combien de ces sommets de plus de 4000 mètres as-tu déjà décollé ?
Ce n'était pas si nombreux, je crois qu'une poignée environ, oui.
Est-ce que, simplement en raison de la rudesse du terrain et tout ça, il y en aurait encore beaucoup plus ? Ou est-ce que tu dis simplement que non, les sommets de plus de 4000 mètres sont tellement exposés qu'il y a le moins de possibilités possibles pour pouvoir y démarrer correctement ? Là,
il y a énormément de possibilités.
Les hautes montagnes sont très souvent glaciaires dans la zone du sommet, ce qui en fait souvent de très bons sites de décollage. Par exemple, le sommet du plus haut sommet des Alpes, le sommet du Mont Blanc, c'est un terrain de décollage parfait, il faut le dire. Et il y en a d'ailleurs pas mal où j'aimerais encore bien monter un jour et décoller en parapente.
Sur combien de tes ascensions de montagne est-ce que tu emmènes ton parapente aujourd'hui ?
C'est vraiment très variable.
C'est vraiment différent. En automne, quand on est un peu dans l'esprit hike-and-fly, j'adore faire une petite sortie hike-and-fly tous les jours. Quand je suis plus dans le grimpe, je n'ai peut-être pas du tout la tête au parapente. À moins qu'on ne se dise : « Hé, wow, le vent est vraiment parfait pour une fois ». Alors on se cherche peut-être une voie d'escalade où on peut aussi emmener le parapente. Et oui, je ne peux pas généraliser, pas savoir à quelle fréquence. C'est par phases. Et
Est-ce qu'il y a déjà des jours où tu es face à un choix et que tu te dis : « Ok, je fais aujourd'hui une course d'escalade où je ne peux pas voler, mais théoriquement, la météo permettrait de voler. Est-ce que je devrais plutôt faire l'autre course où je pourrais peut-être redescendre en parapente ou un truc du genre ? » Là, où tu es vraiment un peu dans un dilemme ?
Oui, je pense qu'on peut parfois appeler ça un problème de luxe. Surtout pour moi et mon partenaire, c'est-à-dire que la plupart des tours, je les fais avec mon partenaire de vie — et de corde — avec Andi, et il pratique déjà depuis plus longtemps. Et oui, dans l'idéal, on essaie vraiment de tout combiner. Donc l'escalade et le parapente. Vu comme ça, la planification est en fait toujours un processus vraiment passionnant, parce qu'on réfléchit peut-être à la tour, et après quelqu'un dit encore : « Hé, en fait, on pourrait quand même prendre le parapente là, non ? » Et c'est souvent une dynamique assez amusante. Et oui, on se laisse souvent porter par les idées.
On se laisse porter et on essaie quand même de réfléchir à ce qu'on pourrait faire pour une journée de tour parfaite, où est la direction du vent et où est-ce qu'on pourrait avoir un bon décollage.
Quand tu planifies ce genre de sorties, surtout ces points de départ en haute montagne, ils sont, disons, assez peu fréquentés parce que peu de gens montent vraiment à 4 000 mètres, ou presque 4 000 selon l'altitude, pour ensuite dire : « là, je redescends en volant ». Comment tu prépares ça ? Est-ce que tu regardes des trucs sur Google Earth en te disant « ah, il y a quelque chose », ou est-ce qu'il y a d'autres applis ou cartes que tu utilises, comme Fat Map ou autre, qui te montrent aussi, genre, l'inclinaison du terrain est telle et telle et qu'on pourrait carrément décoller, ou comment tu fais ?
Je ne pense pas être une grande experte là-dedans. Très souvent, j'ai une idée de montagne ou de tour en tête, et j'ai déjà un peu le terrain en tête, à quoi ça pourrait ressembler. Mais parfois, quand ce n'est pas si évident, par exemple pour une tour d'escalade qui se situe souvent dans des zones alpines escarpées, on regarde différentes cartes, peut-être une fois Google Earth ou simplement une carte de l'Alpenverein, donc des cartes purement topographiques, où on peut aussi beaucoup lire de choses. Parfois, on regarde aussi si on trouve des images ou si on cherche dans ses propres archives pour voir si on est déjà passé quelque part en face et on se demande alors, enfin, est-ce qu'il y a un coin de prairie ou un passage d'escalade qui n'est pas trop raide.
C'est aussi souvent un processus. Ou alors, on demande peut-être à un collègue grimpeur et pilote, quelqu'un qui a l'œil pour les deux, s'il aurait une idée pour savoir si on pourrait décoller quelque part. Parfois, c'est vraiment comme ça : on l'emporte simplement et on regarde si on trouve quelque chose, parce qu'au plus tard lors de la descente ou quelque chose comme ça, il peut arriver qu'une option se présente. Donc parfois, on se dit juste, d'accord, on l'emporte, le parapente, même si on n'en est pas sûr à cent pour cent. Mais si ça ne pèse pas trop lourd lors d'une sortie, c'est-à-dire que la difficulté de la sortie ne devient pas telle que l'on se dit, d'accord, les deux ou trois kilos d'équipement ne sont tout simplement pas possibles,
alors on aime bien prendre le parapente avec nous parfois et on regarde ensuite si on a une possibilité de décoller quelque part.
Quel équipement utilises-tu, donc en tant qu'équipement de parapente, pour descendre des montagnes maintenant ? Quand tu dis deux à trois kilos, qu'est-ce qu'il y a tout dedans dans ton sac ?
La Susi 3.
C'est une aile de montagne de chez Air Design. Avec
deux kilos d'Air Design, exactement.
Et j'en ai aussi un léger, le Loose Lip.
Un sellette à boucle, un léger ?
Exactement. Le sauvetage, c'est le donut, même sur la version très légère. Et au total, on arrive à trois kilos et demi.
Ok. On peut reparler un peu plus intensément du parapente tout de suite. Revenons un peu en arrière dans ta vie. Tu as fini par orienter ta vie complètement vers la montagne. Mais ça n'a pas toujours été comme ça. Raconte-moi, disons, les étapes les plus importantes de ton, comment dire, processus de transformation.
Oui, on peut peut-être l'appeler comme ça.
Je pense que le premier moment marquant, c'est quand mon chef m'a dit : « Malis, il faut que tu prennes des vacances maintenant. »
Chef, qu'est-ce que tu faisais comme boulot à l'époque ?
J'étais à la rédaction sportive d'un quotidien. Et oui, ce boulot, c'était ma vie. Et oui, six ou sept jours par semaine, avec en plus des matchs de Ligue des Champions qui finissent à 23 heures, donc très souvent des services de nuit. Et oui, le travail était vraiment tout pour moi. Du coup, bien sûr, beaucoup de vacances se sont accumulées. Et après deux ans de vie active, il me restait environ huit semaines de vacances. Et alors, la question était plutôt angoissante : qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de ce temps libre que je viens de gagner ? Et je me suis dit qu'en montagne, en fait, il faut beaucoup de temps.
Et là, j'ai lancé une randonnée. Juste comme ça, près de chez moi, sur une montagne locale. Oui, c'était en quelque sorte le premier pas vers la nature et vers moi-même. Et c'est là que j'ai découvert une nouvelle passion.
Est-ce que c'était vraiment comme un déclic ? Ça arrive d'un coup et on se retrouve assis là à se dire : « Waouh, qu'est-ce que j'ai raté dans ma vie jusqu'à présent ? » Enfin, cette partie de la vie ou cette fréquence qui résonne en soi, cette fibre ?
Pas du tout, non. Avant, mon métier était tout pour moi, c'était ma passion et j'adorais ça. Et là, j'ai simplement découvert un tout autre monde pour moi. Et oui, mon problème de vacances a été réglé à ce moment-là aussi. C'était vraiment comme ça que chaque minute libre me tirait vers les montagnes, vers la nature. Et oui, je pense que c'était le processus le plus essentiel. Parce que tout, donc la plus grande étape de changement, parce que tout le reste s'est passé par de tout petits pas. Le fait que les montagnes soient devenues un peu plus raides et que, oui, tout cela ait grandi.
Ça veut dire que tu as quitté ton boulot, que tu ne travailles plus que comme freelance et que maintenant, tu n'es plus qu'avec Andi, ton partenaire, en montagne. Vous avez même quitté votre appartement. Vous vivez maintenant dans un camping-car toute l'année, si j'ai bien compris. Alors, c'était comment cet hiver ?
Cet hiver a été très froid, très intense, très long et vraiment merveilleux.
Nous avons passé la majeure partie de l'hiver vraiment à la montagne et dans la neige.
Ce n'était pas si simple cet hiver, parce que, avec le Covid, il y a quand même de grosses restrictions de voyage.
Alors, juste avant Noël, quand les restrictions n'étaient pas encore si strictes, on a longuement réfléchi à l'endroit où on allait passer notre temps. Parce que pour les deux premiers confinements, on était plutôt restés chez nous, dans notre région.
Ta terre natale ? Dis-moi rapidement, c'est où exactement ta terre natale ? La patrie, c'est...
en Haute-Autriche, dans la région de Pyrmpirn.
Et là, je ne sais pas. On a fini par se dire que, enfin, on était déjà en voyage dans le van depuis environ trois quarts d'année avant que, oui, ce virus ne commence à se propager. Et on a senti, oui, non, qu'à ce moment-là, on préférait plutôt être à la maison, parce qu'on ne savait pas encore du tout comment tout ça allait évoluer. Et aussi, simplement être avec la famille et, oui, prendre toutes ces contraintes au sérieux. Et, oui, pendant les deux premiers confinements, on était donc toujours restés chez nous, dans notre région. On a continué à vivre dans le van malgré tout, mais on était restés garés chez des amis dans l'allée la plupart du temps.
Et, oui, et puis il y a eu le troisième confinement. Et on a vraiment bien réfléchi à la façon dont on voulait passer ce temps. Et, oui, on a passé Noël avec nos familles, donc on les a vus brièvement. Mais environ deux ou trois semaines avant Noël. Et on a décidé de partir au Tyrol du Sud. Les règles n'étaient pas encore si strictes là-bas. Et, oui, tout s'est en fait super bien passé. On a toujours pu respecter les mesures locales, même si on était chez nous dans le camping-car. Et ça a été, oui, vraiment bien accepté. Et, oui, on est restés environ un ou deux mois dans les Dolomites, au plus profond.
Et on passé l'hiver là-bas.
Et puis on faisait de l'escalade de glace, des randonnées en ski de randonnée, on descendait des montagnes en vol plané et tout ça.
Exactement, oui.
Comment ça se passe quand on vit dans un camping-car comme ça ? Ce n'est peut-être pas le plus petit chez vous, mais c'est quand même très exigu avec tout ce qu'on y met. Et vous avez bien sûr tout genre d'équipements avec vous. Et puis on revient de la montagne et on est probablement, je l'imagine, tout en sueur après une sortie ski ou une randonnée en altitude ou autre chose. Et on rentre avec des vêtements humides ou au moins la aile est devenue humide, ce genre de choses. Quand je rentre chez moi après un truc d'hiver comme ça, je pose ma aile, j'ai toujours un endroit libre quelque part où je peux l'étaler pour qu'elle sèche, que ce soit au sous-sol ou autre chose. Comment vous faites ? Vous dormez en gros sous des ailes humides suspendues quelque part dans le bus ou comment ça se passe ?
Alors, oui, les voiles de parapente ont vraiment une bonne place dans le lit pour sécher. Dans le lit ? Dans le lit. Vous dormez donc pratiquement
sous les ailes ?
Non, enfin, idéalement, il fait sec dehors ou on étale juste un plaid de pique-nique dehors pour que le parapente puisse sécher. Mais si le temps est, oui, s'il fait trop humide dehors, alors le parapente vient dans le bus et peut s'allonger sur le lit pour le moment. Et ensuite, on le retourne encore une fois pour que toutes les faces sèchent d'une manière ou d'une autre. Donc ce n'est pas optimal s'il n'est pas sec avant d'aller dormir, le parapente. Après, il passe du lit vers l'avant, dans la zone conducteur, et oui, il peut continuer à sécher là. Et ça peut durer peut-être une journée et demie comme ça. Donc par rapport aux six fois deux mètres dans le bus, c'est juste un peu moins de place.
Mais oui. Ça marche aussi. Et on peut même plier un parapente dans le bus. Ça fonctionne aussi.
Ouais, super. Vu certaines des difficultés que tu rencontres, combien de fois as-tu déjà maudit cette décision de mener ce mode de vie nomade que tu as maintenant, d'une certaine manière ?
Oui, il y a parfois ces petits moments. Je ne peux pas dire combien de fois, parce que je ne les compte pas. Mais oui, ça arrive de temps en temps. Oui, peut-être vraiment quand le parapente est là, avec encore tout le matériel qui traîne, et qu'on n'a pas d'eau fraîche pour se laver, par exemple. Ou même en hiver, c'était vraiment extrême. On a très souvent eu des températures de moins 20 degrés.
Non, dehors. Enfin, dans le bus, on a un chauffage stationnaire, donc c'est tout de suite douillet et chaud. Mais ensuite, dehors, il fait moins 20 degrés et les conduites d'eau gèlent. Et quand on n'a pas d'eau courante, là, c'est vraiment pénible. Parce que la qualité d'un robinet qu'on ouvre simplement et d'où l'eau coule, c'est quelque chose qu'on apprécie quand même dans la vie. Même quand on aime vivre avec peu.
Est-ce que c'est vraiment sympa, ce mode de vie ? Est-ce que le plaisir augmente avec le temps ou est-ce qu'il diminue, au point qu'à un moment donné on se dit : « J'aimerais bien que ce soit un peu plus confortable maintenant » ?
Après un hiver aussi long, le plaisir diminue un peu, il faut bien l'avouer.
Et surtout dans une période où on ne peut tout simplement pas se déplacer ou voyager librement. Le contexte actuel ne facilite pas vraiment le fait de pouvoir profiter pleinement de la vie. Parce qu'on se demande sans cesse où on peut se déplacer librement et où on ne peut pas. Quelles sont les réglementations, à quoi ressemblent-elles actuellement, qu'est-ce qu'il faut pour passer une frontière ? C'est déjà très compliqué en fait, et on se rappelle alors de ce qu'était la liberté de voyager. Vu comme ça, on aimerait pourtant encore vivre dans le bus plus longtemps, pour pouvoir peut-être à nouveau vivre et profiter de ces libertés.
Pour beaucoup d'auditeurs de ce podcast, il y a probablement cette idée d'espace, d'être simplement libre, mobile, de pouvoir aller partout où on veut ou là où la météo est la plus tentante, et ainsi de suite. Et puis, entre autres, le simple fait de prendre l'avion. Est-ce que tu perçois aussi ça comme une grande liberté pour toi ? On met Corona à part, bien sûr, c'est la restriction actuelle, mais globalement, est-ce que c'est un sentiment qui te donne une force immense, une joie de vivre ou autre chose ?
Oui, c'est vraiment précieux de pouvoir organiser son temps librement. De pouvoir faire les choses quand on en a envie. Et je trouve que cette liberté est liée à une énorme responsabilité. Qu'est-ce que...
Tu veux dire par responsabilité ? À qui te sens-tu responsable ?
Oui, envers moi-même, ma famille, mes semblables, l'environnement, il y a déjà énormément de points où la responsabilité entre en jeu. Rien que par la simple réflexion : où est-ce qu'on s'arrête pour la nuit et où est-ce qu'on dort ? On est en fait partout des invités, même avec notre camping-car. Et les places ne nous appartiennent pas, donc on veut se comporter de manière discrète en conséquence. Et puis il y a la nature aussi. Tout laisser comme on l'a trouvé. Et je trouve que c'est déjà une responsabilité énorme. Et je trouve ça dommage quand les gens ne voient que cette liberté.
Parce que la liberté ne peut fonctionner que si une certaine responsabilité l'accompagne. Et c'est extrêmement important pour nous. Et oui, peut-être que ça freine un peu la liberté, mais je pense que ça la rend d'une certaine manière plus durable. Pour qu'on puisse la vivre et la pratiquer plus longtemps.
Pour ce sentiment de liberté, quelle part ou quelle importance le parapente a-t-il pour toi ? Une
une très grande part. Je trouve que le parapente est pour moi une forme de montagne très belle et libre. Juste prendre un parapente, un petit morceau de tissu, pour monter sur la montagne et pouvoir redescendre en volant. C'est vraiment un sentiment de liberté extrêmement beau pour moi. La liberté aussi au sens de légèreté, d'une certaine manière. D'un autre côté, il y a aussi le fait que, surtout quand nous sommes beaucoup en déplacement, nous sommes toujours dans de nouveaux endroits où il faut sans cesse se renseigner sur la région.
Et on aimerait bien se dire : « Hé, c'est cool, là-haut, il y a peut-être un décollage, on y va à pied. » Mais malheureusement, ça ne marche pas aussi simplement. Il y a partout les spécificités locales qu'on ne connaît pas, et ça ne facilite pas toujours les choses. Ça veut dire pour toi...
Responsabilité, ce que tu as dit tout à l'heure, ça veut aussi dire : d'accord, je dois toujours m'informer au mieux sur les règles locales, ou peu importe ce qu'il y a comme restrictions ou autre chose. Et on se retrouve toujours devant ça à se demander ce qui est permis et ce qui ne l'est pas.
Oui, exactement. Et parfois, on est tellement dans son idée et dans son élan qu'on a juste envie de prendre son aile, de monter à pied et de décoller. Et je trouve que c'est une sensation tellement belle. Enfin, ce sentiment de liberté qui fait l'essence du vol. Mais il peut arriver qu'on se rende compte après coup qu'en fait, on se trouve dans un parc naturel et qu'on n'a pas le droit de voler là. C'est parfois un peu délicat, et on peut s'en vouloir si on ne s'est pas renseigné plus précisément avant, simplement parce qu'on aime et qu'on apprécie tellement ce sentiment de liberté.
Est-ce que tu ressens un plus grand sentiment de liberté en volant qu'en faisant de l'escalade ?
Je ne peux pas vraiment le dire. Je pense que ça dépend aussi des conditions. Enfin, voler, ce n'est pas toujours la même chose. Et quand on a des conditions parfaites, on se sent beaucoup plus libre en volant, comme quand on sait, d'accord, le Föhn est prévu, le vent est encore là et puis il y a peut-être le front froid. Il faut donc toujours essayer de se situer dans cet ensemble global. Et parfois, il y a des journées parfaites où je me sens beaucoup plus libre en volant, comme en escalade peut-être, et puis il y a des jours en escalade où je me sens plus libre là-bas.
Tu te sens plus en sécurité en volant qu'en faisant de l'escalade ?
Ça dépend du jour, des conditions.
Je ne peux pas généraliser comme ça. Enfin, je pense qu'on peut pratiquer le vol de manière très sûre et plus risquée, et on peut tout aussi bien pratiquer l'escalade de manière très sûre. Et quand on a plus envie de prendre des risques d'un côté ou de l'autre, je pense qu'on peut le faire dans les deux cas. Comment
Comment est-ce que tu en es arrivé au parapente ? Tu fais déjà de l'escalade depuis un bon moment quand le parapente est entré dans ta vie. Raconte.
J'ai vraiment commencé un jour de décembre. Je m'étais blessé la cheville et descendre en pente me faisait tellement mal. Et pour ce qui est de voler, je l'avais toujours un peu en tête, je me disais que ça viendrait un jour, mais que ce n'était pas la priorité maintenant, parce que l'escalade est ma grande passion et l'alpinisme, le vol, ça peut attendre. Et puis, il y a eu cette période en décembre et à un moment donné, j'ai dit à mon partenaire, à Andi : « Dis, Andi, est-ce que tu pourrais me montrer comment on fait pour voler, s'il te plaît ? »
Il pouvait
déjà ?
Il pouvait déjà le faire. Il a
a déjà passé son brevet ? Il
a déjà volé, je crois, pendant quatre ans. Oui, exactement. Et il était très motivé, et aussi lors de plusieurs Hike and Flys quand on était ensemble, il descendait en volant et moi je descendais à pied. Et avec le temps, je n'ai plus trouvé ça très drôle de devoir toujours descendre seul.
Tu marches toujours
voler, Andi, je dois toujours courir.
Oui, parce que je me suis dit que j'avais maintenant deux options. Soit je m'en tiens à l'idée de le relancer.
Ou alors, j'essaie simplement de le faire moi-même. Et là, tu étais
assez intelligent pour dire que, alors là, je vais aussi commencer à voler.
Exactement, c'était donc la meilleure option pour nous deux.
Et il est ensuite allé avec toi sur une colline d'entraînement pour te montrer comment on fait ?
Exactement. Et il a eu l'impression que je me positionnais très habilement.
Et le même jour encore, l'après-midi, on est allés sur nos bassins de maison. On est montés sur la montagne locale, environ 600 mètres de dénivelé. Et oui, il m'a donné son aile après. Et il en avait une deuxième, une aile Akro. Il l'a remontée là-haut. Et il m'a donné son Pi. Et oui, les conditions étaient parfaites.
Et d'une certaine manière, je me suis dit : d'accord, je vais essayer de le faire là. Et
...tu as glissé à 600 mètres du Hausberg. Premier vol, direct en vol plané.
Oui, exactement. C'était super intense. On est d'abord allés à l'atterrissage. Et à mes yeux, à l'époque, c'était un petit atterrissage, genre la taille de cinq terrains de foot. Vraiment parfait avec une énorme manche à air. Et là, il m'a encore expliqué comment on fait la répartition de la zone d'atterrissage et comment ça fonctionne. Et on s'est dit : bon, on va monter et on verra. Et le vent là-haut était parfait, juste une petite brise du sud. Et il avait aussi pris des radios pour pouvoir me donner des instructions, uniquement depuis les airs.
Et oui, je crois que je suis restée environ 15 minutes en haut au décollage. Et je me suis refaite dans la tête tous les mouvements qu'il m'avait expliqués. Et à un moment donné, je me suis dit : « Bon, je peux le faire. » Et il m'a aussi assuré que si on ne faisait pas une énorme gaffe, il ne se passerait rien. Enfin, pas s'élancer n'importe comment quand on est seul. Et d'une manière ou d'une autre, j'avais vraiment confiance en Andi, en moi, et dans le matériel, que rien ne pouvait arriver. Et oui, c'est comme ça que ça s'est passé. Je suis partie, ça a super bien fonctionné. C'était juste passionnant parce que sur la radio, je n'entendais que des parasites.
C'était tellement bizarre. Je me suis dit : "Bon, il va bien me dire comment et quoi faire."
Et je me suis dit : wow, d'accord, mon tout premier vol. Et oui, aucune instruction. Mais je savais que je pouvais juste glisser, juste dans une direction. J'ai vu l'atterrissage et j'ai su ce que je devais faire là-bas. Et j'ai atterri parfaitement et j'ai eu un immense sourire aux lèvres pendant une semaine. Et je me suis dit : oh oui, c'est une nouvelle dimension de l'alpinisme que je viens de découvrir pour moi.
Mais après, tu as quand même passé ton brevet normal et maintenant tu es tout à fait officiel pour pratiquer.
Exactement, donc je l'ai gardé pour moi et oui, j'ai fait encore quelques vols de ce genre. Mais j'ai commencé très vite une formation et j'ai appris ça dans une véritable école de pilotage.
Est-ce que tu as appris plus de choses à l'école de pilotage que ce que tu savais déjà ? Ou est-ce qu'en fait, c'était Andi qui était le meilleur instructeur ?
Je dois répondre à cette question.
On peut aussi laisser ça comme ça. On regardera dans une autre direction. Quels sont tes objectifs aujourd'hui quand tu voles ?
Pas d'objectifs précis, je dois dire. Je sais que le parapente offre encore tellement de possibilités et je suis curieuse de voir vers quelle direction ça va aller. Donc pour moi, c'était juste clair : hike and fly. Et oui, en fait, la glisse et le vol, c'est déjà vraiment cool pour moi. J'aime bien aller tester la thermique de temps en temps, mais après une heure ou deux. Je ne peux probablement pas le dire haut et fort, mais oui, ça finit souvent par m'ennuyer. Je n'ai pas d'objectifs précis.
Mais je trouve ça vraiment, vraiment cool tout ce qu'on peut faire avec le parapente. Et je pense que je pourrais très vite dévier dans une direction. C'était assez drôle lors du dernier cours SIV.
C'était le genre de moment où on se demandait s'il était encore possible de voler ou pas. Et je me suis dit, non, au prochain vol, je vais juste essayer une seule fois. Et en fait, j'ai vraiment été soulagée qu'on n'ait pas fait ce vol. Parce que je pense que la sensation de la chute, j'aimerais bien la retrouver encore et encore. Et c'était vraiment comme si je me disais : non, en fait c'est mieux comme ça, que je puisse encore essayer plein de choses. Mais oui, et je pense que c'est pareil pour le vol de distance, qu'on peut aussi vraiment, oui, vraiment basculer. Mais pour l'instant, c'est mieux pour moi de ne pas essayer et de me concentrer sur mes,
mes activités préférées.
Sinon, à la fin, tu finirais par juste le dépasser en plein vol.
Oui, c'est plutôt méchant en fait, parce qu'on a la même taille d'aile et que je suis un peu plus légère, donc je reste généralement un peu plus longtemps en l'air. Tu montes sur chaque condition douce
Il tombe généralement un peu mieux et reste plus longtemps en haut, et lui, il est déjà toujours à l'atterrissage. Il peut au moins prendre de belles photos de ton atterrissage, ça a toujours ses avantages. Exactement. Est-ce que tu as parfois des sentiments de peur en volant ? Tu as beaucoup parlé de plaisir et tout ça. Mais est-ce qu'il arrive que tu te dises : non, hm, merde ?
Oui, ça peut arriver et je dirais que surtout au début, quand on n'a pas encore la routine, il y a forcément plus d'inconfort. Parce qu'au début, je ne voulais pas non plus prendre le temps de vraiment m'investir intensément dans le vol. Et ça demande simplement du temps. Ça
était tout simplement
Escalade plus
... en descendant des montagnes. Et tu as juste pris ça comme ça.
Oui, exactement. Et je ne suis volée que dans des conditions vraiment calmes. Enfin, là, je n'ai pas pu décoller en marche arrière pendant longtemps parce que je savais que si j'avais plus de 15 km/h de vent, je restais à la maison, j'allais faire de l'escalade. J'ai tellement d'autres options et je ne veux vraiment voler que quand c'est absolument sûr. Et bien sûr, comme c'est le cas, il arrive toujours que l'on se retrouve face à des situations où l'on se dit, enfin, peut-être que c'est possible, mais en fait non. Et je me suis décidé à ne monter en l'air que quand c'est vraiment 100 % ok pour moi. Et oui, c'est là que j'ai commencé à m'intéresser plus intensément au vol.
et j'ai aussi regagné en sécurité grâce à ça.
Et oui, du te concentres alors naturellement plus sur le plaisir. Ça
Ça veut dire que maintenant, tu sais aussi décoller parfaitement en arrière et que tu as bien entraîné ça ?
Non, je suis loin d'être parfaite. Mais je l'ai entraîné et je suis même allée une semaine à la dune au Danemark, juste pour ça. Parce que je savais que si j'étais à la dune, je n'aurais ni montagnes ni possibilités d'escalade, et là, je me concentre vraiment juste une semaine sur l'aile. Et c'était un moment génial, quand on prend autant de temps pour jouer juste avec l'aile et vraiment la dompter dans un vent fort. C'était vraiment cool et ça m'a donné énormément de confiance pour les hautes montagnes ensuite.
Dans quelle mesure est-ce que ça a ouvert ta fenêtre de vent, en gros ? Si avant tu disais, par exemple, que c'était fini à 15 km/h et que tu ne faisais plus que de la montée, où fixes-tu ta limite maintenant ?
Je ne peux pas le dire, parce que pour être honnête, je n'ai jamais eu d'anémomètre. Et je vole toujours sans aucun appareil. Donc quand je vais voler en thermique, je fais tout au feeling et à l'instinct. Et je n'aime pas le bip, bip, bip. Je n'aime pas ça du tout. Je veux être tranquille.
Ça veut dire que tu n'as aucun vario, pas même d'altimètre pour voir si tu montes, même quand ça ne bipe pas ou quelque chose comme ça ? Non.
Une montre de sport sur laquelle tu regardes pour voir, ok, on est déjà à 3 500 mètres, 3 200 ou quelque chose comme ça ?
Non, pas du tout. En fait, je fais ça uniquement au feeling. Et j'adore voler au feeling, et je me dis que si j'ai des ambitions un jour, ce sera cool d'avoir un vario. Parce que je pense que je peux déjà vraiment bien entraîner mon feeling comme ça.
Et oui, vu comme ça. Je ne peux ni dire combien de temps j'ai déjà volé, ni quelle distance j'ai parcourue, ni quelle est la taille de ma fenêtre de vent. Je ne le sais pas.
Autant que mon instinct me le permet en ce moment, probablement.
... alors. Exactement, c'est ça, oui.
D'accord Marlies, on va juste faire un petit jeu créatif entre deux. Oh. Ça va aussi continuer sur ton histoire et tout ça, mais avec une approche un peu différente. Je vais simplement te donner quelques phrases, enfin le début des phrases, et tu pourras ensuite les compléter un peu comme ça. On va voir ce qui te vient spontanément à l'esprit. Mhm.
D'accord ?
Je suis prête.
Marlies, mon plus haut départ était à ?
Le Mont Blanc, à 4810 mètres.
Et ça s'est passé comment ?
Génial. Jusqu'où je dois aller ?
Oui, pour qu'on puisse finir avant que ma carte mémoire ne soit pleine avec l'enregistrement. Non, tu n'as pas besoin de me raconter chaque seconde du vol, mais qu'est-ce qui t'a le plus impressionné ?
C'était. Juste cette
La hauteur, non ?
Plutôt l'incertitude sur le fait que ça puisse marcher.
Et le fait que ce soit le 1er septembre, car en juillet et en août, il est interdit de faire du parapente au Mont Blanc, c'est une zone d'interdiction de vol. Et le 1er septembre était le premier jour où c'était officiellement à nouveau possible. On s'est assis avec des amis à Chamonix deux ou trois jours avant, et l'un est pilote de biplance et l'autre n'était jamais allé au Mont Blanc. Et on a eu cette idée spontanée : on y va maintenant au Mont Blanc et on redescend en volant. Et il y avait aussi ce côté particulier : ces deux collègues devaient reprendre le travail le 2 septembre. Et avant, la météo était mauvaise. Là, on a eu l'idée de décoller dans la vallée pendant la nuit, de traverser toute la nuit et de redescendre depuis le sommet le matin.
Donc, monter les 3800 mètres d'altitude à pied depuis la vallée et traverser la nuit. Et oui, pendant la montée, il a très souvent semblé qu'on n'avait aucune chance. Mais on avait quand même fait des recherches très précises sur la météo. Un collègue est dans l'armée fédérale et il a accès aux meilleurs canaux météo. Et on savait : « Hé, on a une fenêtre de tir, une chance de 50 % et on va essayer ». Et jusqu'au sommet lui-même, ça n'a jamais vraiment semblé qu'on pourrait vraiment profiter de cette chance, et puis on arrive au sommet. Le vent devient soudainement propice au décollage et une fenêtre nuageuse s'ouvre vers Chamonix.
Et on était quatre en haut, donc les deux pilotes de parapente, Andi et moi. Enfin, l'un des pilotes de parapente. Et on a vraiment pu redescendre en volant. Et oui, c'était vraiment une expérience magnifique et passionnante. Ce qui est toujours cool, c'est quand on réussit tout simplement. Exactement. Oui, est-ce que ce plan va se concrétiser ou pas ? D'une certaine manière, ce sont les sorties les plus marquantes et celles qui restent vraiment gravées dans la mémoire, je trouve.
Si ça n'avait pas marché, vous seriez redescendus ces 3 800 mètres à pied le même jour ?
Exactement, oui, c'était le plan. On aurait pu prendre le téléphérique pour le dernier tronçon. Mais oui, il aurait fallu refaire 3 000 mètres de dénivelé pour la descente, oui.
C'est sûr, on est content quand on peut prendre le téléphérique et s'épargner tout ça. Reprenons notre petit jeu. Deuxième question. Mon partenaire Andi est pour moi...
Mon partenaire de vie, mon partenaire de corde, mon collègue de travail, mon meilleur ami, mon âme sœur.
Collègue de cuisine.
Oh, collègue de cuisine, c'est évidemment aussi important.
Hôtesse de l'air. Oui.
Un modèle ?
Non, pas un modèle, non.
Non, et simplement quelqu'un à mes côtés avec qui je peux vivre d'égal à égal et avec qui nous regardons dans la même direction dans la vie. Et exactement.
Je suis fan des toilettes à compost parce que...
Parce qu'elles facilitent la vie, au sens propre du terme. Et oui, parce qu'elles rendent aussi la vie dans le bus vraiment autonome et libre.
Parce que
on n'a pas de toilettes chimiques qu'il faut toujours évacuer quelque part. Oui, tout à fait.
Exactement. Je trouve les toilettes chimiques vraiment pénibles. Et oui, c'est tout simplement très durable, très économe en eau et c'est un principe très simple qui fonctionne. Il faut juste faire un peu attention à la façon dont on gare le bus, parce que dans nos toilettes sèches, il y a un ventilateur intégré. Et si le vent pousse un peu fort contre et que le ventilateur ne souffle plus assez fort vers l'extérieur, il peut arriver brièvement qu'il y ait une petite odeur dans le bus. Mais c'est très, très, très rare.
Ça veut dire que si ça commence à puer, vous dites qu'on doit changer de place pour le bus.
Exactement, c'est plus ou moins ça.
D'accord. Prochaine question. Mon moment le plus embarrassant en parapente jusqu'à présent, c'était quand...
Quand je n'arrivais pas à me décider entre deux grandes zones d'atterrissage.
Et qu'est-ce qu'il y avait au milieu ?
Une clôture.
Et... Et toi
tu as atterri pile dans la clôture. Je suis
Je suis vraiment tombée sur la clôture avec le derrière et j'ai fait une chute. C'était à Lauterbrunnen, après avoir décollé du Jungfraujoch. Vraiment un vol super impressionnant au-dessus des crevasses des glaciers et, oui, une descente vraiment agréable. Et en bas, il y avait deux grandes prairies d'atterrissage. Et je n'en sais rien, je n'arrivais tout simplement pas à choisir. Et oui, j'ai eu une honte monumentale. Alors d'abord, j'étais très soulagée que rien ne m'était arrivé. Et puis, je suis allée avec un peu d'audace au guichet du téléphérique et j'ai avoué. Et c'était super sympa parce que la femme au guichet a dit : « Oh, vous n'êtes pas la première et vous ne serez certainement pas la dernière. »
Et elle m'a dit de ne pas m'en faire. Elle va transmettre l'info et la clôture sera remise en place.
Mais c'était un truc tout simple, juste un grillage. Ou c'était vraiment une clôture en lattes de bois ? C'était un
Une clôture en lattes de bois, oui.
D'accord. Mais tant mieux si tu ne t'es pas blessé alors.
Oui, exactement. C'était donc aussi ma conclusion. Au début, j'étais très abattue et je me suis dit : oh mon Dieu, je n'arrive même plus à atterrir. Et comment on peut alors se raconter des histoires.
C'était une focalisation classique sur l'obstacle ?
Oui, j'en suis très sûre. Comme
... d'autres gens disent : « C'est le seul arbre qui se trouve sur cette immense prairie, ne fonce pas, ne fonce pas. » J'ai pourtant dit de ne pas foncer, parce qu'ils seraient déjà coincés dedans. Et c'était à peu près pareil avec la clôture ?
Peut-être. D'habitude, je suis à l'abri de ce genre de blocages. Mais là, c'est arrivé comme ça ou j'ai simplement mal estimé la situation. Je pense que j'ai trop hésité sur la prairie que je voulais vraiment prendre. J'aurais dû choisir celle qui n'est pas sur la voiture et pas la plus grande. Et je crois que c'est pour ça que j'ai pris ma décision trop tard sur ce que je voulais. Ce que je voulais vraiment faire. Et c'est quand même important de prendre des décisions claires et pas de rester dans l'indécision jusqu'au bout.
Petite question entre deux. Tu ne t'es pas blessé ? Est-ce que tu t'es déjà blessé en faisant du parapente ?
Non, heureusement pas. Alors
ça doit rester comme ça. Exactement. Alors on continue avec les questions. Marlies, mon plus grand modèle est ?
Est-ce que c'est grave si je dis que je n'ai pas de modèle ?
Ce n'est pas grave du tout. Oui. OK, ça marche. Je trouve juste ça toujours intéressant. Parfois, on obtient des réponses intéressantes, parfois non. Alors, qu'est-ce qui m'énerve le plus à la montagne, quand ?
Quand un petit détail m'agace.
Quelque chose qui concerne peut-être le matériel. Si, par exemple, la fermeture scratch de la veste ne tient plus ou quelque chose comme ça. Ce sont souvent vraiment juste des petites choses qui m'énervent le plus, je crois. Mais je me dis juste, peut-être que je vais penser à autre chose. Pourquoi ? Parce que les
te sortir de ton flow ou quoi ? Enfin, le fait que ce soient ces petites choses qui t'énervent.
Oui. Parce que c'est juste agaçant et ça ne devrait pas être comme ça. Par exemple, sur mon ski, la fixation est super dure à tourner. Tu me comprends seulement quand je peux enfin m'attacher ? C'est un dialecte vraiment pourri, non ? Oui,
c'est devenu un peu pire, mais tout va bien. On peut simplement passer à la question suivante. Oui, ça marche. Ce que je peux recommander à tout autre pilote, c'est ?
De voler. Pourquoi ? Parce que c'est amusant et que ça apporte de la routine et de l'entraînement. Et oui, enfin, un point, si quelqu'un qui vient surtout de l'alpinisme, ou quelque chose comme ça, me demandait ce que je lui conseillerais, je pense que ce serait vraiment une formation de maniement au sol en vent fort. Ça m'a énormément apporté. Oui, parce qu'en montagne, on n'a tout simplement pas souvent les conditions parfaites. Et quand on a simplement la aile sous contrôle, c'est tellement bon pour son propre ressenti.
C'est-à-dire, la sécurité supplémentaire que l'on acquiert avec ça.
Exactement. La confiance et tout simplement le contrôle. Et en terrain alpin, ça peut vraiment devenir dangereux à un moment donné. Et quand on prend le temps de le faire, de temps en temps. Donc pour moi personnellement, je crois que je remarque que quand je reste plus longtemps à grimper, j'ai vraiment envie d'avoir du temps pour moi, où je m'occupe plus intensément de la aile. Que ce soit à nouveau en cours SIV ou peut-être parfois à la dune pour refaire plus de maniement au sol ou quelque chose comme ça. Ça apporte vraiment beaucoup, beaucoup d'inputs positifs.
Ça arrive de manière totalement inattendue, je pense, oui. Enfin, les vols vraiment spontanés. Et chez nous, les vols sont de toute façon meistement spontanés. Vu comme ça, ce sont ceux-là que je préfère. Enfin, je ne généralise pas. Je trouve ça aussi super. Quand c'est le vol au coucher du soleil, par exemple. C'est incroyablement beau de le faire avec une amie.
Ou alors simplement quand on s'épargne une longue descente. Enfin, chaque vol a son petit truc. Je ne peux pas généraliser.
Est-ce qu'il y a un vol en particulier où tu te dirais : « Bon, c'était peut-être le point fort de ma carrière de pilote jusqu'à présent » ?
Hm. Hm.
C'était le point culminant en termes de hauteur, comme le Mont Blanc. En tout cas, c'était grandiose. Oui, c'est une expérience qui me semble encore tout à fait magique quand j'y repense aujourd'hui. C'était au Maroc. On y a passé l'hiver dernier, après avoir eu du mal avec les conduites d'eau gelées. On est donc arrivés au Maroc à un moment donné. Et il y a eu quelques vols vraiment superbes. Dont un sur la côte atlantique, au-dessus de la porte rocheuse de Lekzira. On avait un emplacement magnifique, juste au-dessus de la mer. Et un après-midi, le vent était parfaitement ajusté.
On est restés en l'air pendant plusieurs heures. Toujours au-dessus de la mer et de la porte rocheuse. Et oui, énormément de poses en haut. Plus de poses en haut que dans toute ma vie jusqu'à présent. Et c'était tellement ludique. On se sentait vraiment libre comme un oiseau quand on pouvait juste se poser et repartir d'un pas. Sur plusieurs heures, c'était vraiment, vraiment une expérience de vol magnifique.
Le Felsentor de Lekzira. C'est peut-être pour que les auditeurs puissent mieux se le représenter. C'est essentiellement une côte escarpée. Et il y a une sorte de promontoire rocheux qui s'avance dans la mer. Il est évidé en dessous. On peut donc pratiquement passer sous cette arche, en longeant la plage ou un rivage de pierres. Et en haut, on peut aussi s'élancer depuis ce promontoire pour vraiment s'envoler vers la mer, voler au-dessus de l'eau, puis revenir. Et ensuite, on peut soit atterrir en haut, soit en bas sur la plage, selon la façon dont on le porte ou selon l'envie du moment. C'est un bel endroit, j'y suis déjà allé. C'est vraiment sympa.
Marlies, au début, si j'ai bien compris, au début de ta carrière de pilote, tu étais principalement encore avec un Single-Skin pour tes vols en descente. C'est un peu plus léger et un peu plus compact à transporter, ce genre de choses. Mais ensuite, tu en as de moins en moins fait et tu as fini par arrêter. Pourquoi au juste ?
Parce que j'ai fini par trouver avec la Susi une aile qui est tout aussi vraiment légère et qui a simplement tellement plus d'avantages d'une voile double classique que la petite différence de poids n'a plus vraiment joué. Alors, j'ai volé avec une Single-Skin très longtemps et c'était ma seule aile pendant un certain temps. Mais c'était évidemment aussi la raison pour laquelle ma fenêtre de décollage n'était pas plus grande, parce qu'avec plus de vent, une Single-Skin a plus de pertes. Et oui. À un moment donné, c'est arrivé que, suite à quelques expériences qui n'étaient pas très cool, qu'est-ce que ça veut dire ?
Pas très cool ?
Descente en arrière et atterrissages sur la route, ouais. Les
tu dir aussi dire que ça t'est arrivé sous cette forme parce que c'était un single-skin, parce qu'avec le double voile, tu aurais peut-être encore pu accélérer suffisamment pour avancer. Mais avec le single-skin, ça te pousse vers l'arrière, non ?
Oui, je pense que c'était vraiment dans une zone de vent limite, où ça aurait peut-être été différent.
Je suis toujours une grande fan des Single-Skins et je vais probablement m'en prendre un nouveau maintenant. Le Ufo 2, et aussi dans une toute petite taille. Et je pense que j'ai fait certains vols, ou certains décollages, qui n'auraient été possibles qu'avec un Single-Skin, là où je n'aurais probablement pas pu décoller aussi bien avec un autre parapente.
Et oui, je pense qu'il faut simplement savoir quand utiliser quelle aile. Et maintenant, il y a aussi le fait que dans le bus, dans le Camperway, on n'a plus de place pour plusieurs ailes. Ça veut dire qu'il y en rentre une
aile par personne, mais il ne peut pas y en avoir plus en fait.
Exactement. Et un truc comme un Ufo 13. Bien que
un tel
On pourrait encore bien utiliser du Single-Skin
enfoncer rapidement dans un coin.
Ça aurait été possible. Non, mais pour nous, au niveau du spectre de vol, les deux ailes étaient tellement proches qu'on s'est dit : d'accord, une seule aile suffit en fait. Et c'est un peu le compromis et le compromis d'espace qu'il faut accepter.
Si tu devais choisir aujourd'hui pour certaines sorties, ou si tu avais les deux à disposition, dans quelles situations choisirais-tu la voile simple ? Là où tu te dis qu'elle a tout simplement des avantages.
Dans des sites de décollage très petits,
quand on n'a pas beaucoup de place, quand il faut vraiment que l'aile décolle vite et qu'on s'attend à moins de vent, quand on s'attend à moins de brise de vallée. Enfin, quand il faut peut-être vraiment placer la fenêtre de décollage aux heures creuses de la journée. Ou tout simplement, quand on grimpe quelque part le matin et qu'on veut juste faire une petite descente. C'est tellement simple et facile, et là, une Single-Skin suffit si on veut juste être quelque part dans de l'air calme.
D'après ce que j'observe au moins, il y a de plus en plus d'alpinistes et de montagnards qui rêvent un peu de cette discipline Fly & Climb ou qui prévoient de faire quelque chose dans ce sens, en se disant : d'accord, je n'utilise pas le parapente pour décoller, mais en fait comme moyen d'approche, ou pour me rapprocher des montagnes en premier lieu. Et parfois, surtout dans l'Himalaya ou quelque chose du genre, où tu te dis qu'il faudrait normalement marcher une semaine pour arriver au camp de base, je peux peut-être y voler en une journée et faire ensuite le vol de distance. Et avec ça, beaucoup de choses seraient bien sûr tout simplement facilitées. Ça simplifierait nettement mes projets et mes idées pour certaines expéditions. Est-ce que c'est le genre de chose qui te plairait aussi ? Est-ce que c'est quelque chose sur lequel tu réfléchis aussi ?
est-ce que tu envisages aussi de faire plus de choses dans ce sens ?
C'est encore une fois un magnifique spectre qui s'ouvre avec le vol, et je n'ai rien de concret en tête pour l'instant et je devrais absolument améliorer massivement mes capacités en vol de distance, mais je peux déjà imaginer que ça pourrait être intéressant à un moment donné. Voler quelque part, l'envie de voler ou l'envie de grimper, c'est déjà une belle idée.
Quels sont tes projets plus concrets en ce qui concerne le parapente ?
Je n'ai pas non plus de plans précis. Ça veut dire que tu
tu prends les montagnes telles qu'elles sont et tu voles là où c'est possible ?
Oui, d'une certaine manière. Les idées apparaissent. Elles naissent de préférence de manière spontanée et on aimerait vraiment aller en Norvège, et ce serait aussi sympa d'y être en bateau et en parapente. Et oui, quand on aura à nouveau un chez-soi, un appartement, on aimerait sûrement juste une fois peut-être traverser les Alpes ou définir un point d'arrivée quelque part et partir en randonnée et en vol. Et oui, je pense qu'on a tellement de possibilités.
Parce que tu as dit juste avant, s'envoler quelque part. On était au Pakistan il y a deux ou trois ans maintenant, et on aurait aussi eu le parapente avec nous pour pouvoir descendre en volant depuis les campements là-haut. Et oui, c'est toujours un rêve, de pouvoir peut-être descendre en volant d'une montagne très haute. Mais rien de concret.
Qu'est-ce que ce serait ou est-ce qu'il y a des plans comme ça ? Est-ce que tu as un genre de vol de rêve que tu aimerais encore réaliser ?
Je n'ai pas non plus de vol de rêve bien précis. Mais plutôt une sorte de sentiment de rêve, une sensation de vol. C'est peut-être vraiment le soaring et le wing-over au-dessus de ce village rocheux de Lekzira. Juste avoir cette sensation. Et je pense que l'endroit ne serait pas si important pour moi. Juste un beau paysage, de belles couleurs et une nature géniale autour de moi. Et une sorte d'expérience, en quelque sorte.
C'est quoi ce sentiment ? Comment est-ce que tu le décrirais ? Est-ce que c'est juste de l'intemporalité à ce moment-là ou qu'est-ce que tu vis, toi ?
C'est sûr que ça rejoint l'intemporalité. Et ce sentiment de simplement ressentir son propre corps et les éléments quand on glisse vraiment avec le vent sur les vagues. Et comme là-bas, quand on navigue vraiment au-dessus de la mer. Et puis ces rochers rouges et la porte. Et juste une nature incroyable. Alors oui, c'est simplement le sentiment d'être vraiment avec soi-même, d'être un avec l'aile. Je ne l'ai pas ressenti aussi souvent que ça. Mais je pense que c'est un sentiment que j'ai déjà très hâte de revivre.
Dont on peut encore devenir dépendant d'une certaine manière ?
Hm.
Oui, je pense qu'une certaine dépendance est peut-être déjà en jeu.
Mais je trouve aussi ça super d'avoir cette variété. Surtout avec l'alpinisme, le vol est simplement un élément supplémentaire. C'est vraiment comme une pièce de puzzle qu'on peut réintégrer une fois, et laisser de côté une autre fois. Et ça offre vraiment de magnifiques possibilités, chacun à sa manière. Et je trouve aussi que le beau dans le vol, c'est que c'est d'une manière tellement, tellement individuelle, et peut-être même plus individuel qu'une voie d'escalade par exemple. Chaque vol est différent.
Plus individuel, parce que la voie d'escalade est beaucoup plus déterminée. La roche est toujours la même. OK, elle peut être un peu différente sur une plaque de glace ou ailleurs, mais sinon, tu te dis : « Je suis déjà monté si haut, je sais où est la prise. » Mais en vol, tu n'es jamais au même endroit, dans le même air, avec les mêmes turbulences à cet instant précis.
Exactement. Et quand on combine ça avec l'escalade, ça devient encore plus unique, quelque chose que l'on fait juste pour soi. Ça
ça veut dire que le hike and fly ou le climb and fly, c'est pour toi le paradis sur terre.
Exactement, oui.
C'est bien dit.
Bien, Marlies. Alors je dirais qu'on en reste là. Que ce paradis sur terre continue de te sourire souvent.
Merci à toi aussi.
Et que tu puisses bien traverser le reste de l'hiver et que nous puissions tous, pas seulement toi, espérons-le bientôt à nouveau circuler un peu plus librement dans ce monde sans Corona, ou du moins avec peu de restrictions, pour pouvoir vivre encore beaucoup plus de choses. Merci pour tes superbes récits et pour ta disponibilité. Et je te souhaite tout le meilleur.
C'était Marlies Czerny en conversation avec Lucian Haas. Marlies a d'ailleurs écrit un livre sur la manière dont elle a gravi les 82 sommets de plus de 4 000 mètres des Alpes. Il porte un titre à double sens, que l'on peut prononcer selon son choix comme "Vivre les 4 000" ou "Vivre les 4 000". Le livre est paru chez Bergwelten Verlag. J'ai noté les informations correspondantes dans les notes de l'épisode de ce podcast sur le blog Looglides. Vous y trouverez également d'autres liens vers d'autres infos concernant les aventures de montagne et de parapente de Marlies. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à recommander Podz-Glidz. Cet épisode et tous les autres podcasts sont disponibles sur Looglides et Soundcloud ainsi que dans les catalogues audio connus comme Spotify, iTunes, Google Podcasts, etc.
Pour ne manquer aucun nouvel épisode, tu peux aussi abonner Podz-Glidz directement sur ton podcatcher préféré. Peut-être as-tu aussi des suggestions d'autres interlocuteurs intéressants pour Podz-Glidz. Il y a sûrement beaucoup d'histoires encore non racontées, mais qui valent le détour, dans l'univers du parapente. Écris-moi simplement un e-mail à looglideskontakt at gmail.com. Et si tu ne l'es pas déjà, voici encore le conseil : deviens un soutien de Podz-Glidz et Looglides. C'est ainsi que tu aideras les deux projets à continuer de se développer. Et chaque épisode de podcast sera alors aussi, d'une certaine manière, ton épisode. Tu trouveras toutes les infos nécessaires sur mon blog looglides, sur la page Soutenir. Et maintenant, place aux nouveaux vols en altitude. Ciao.