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178. Der Parafilmpionier - Henry Hauck

// Henry Hauck, Lucian Haas · 2026-01-16 · 00:54:36 · original episode · pdf

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[show notes]
Henry Hauck n'était pas seulement l'un des premiers pilotes de parapente allemands, mais aussi l'un des premiers cinéastes professionnels de parapente. +++ Au début de l'histoire du parapente, tous étaient des pionniers. Ils se jetaient de la montagne avec des voiles rectangulaires seulement légèrement modifiées et planaient sans casque sur la tête, sans parachute de secours sur la poitrine et sans protection sous les fesses vers la vallée. Henry Hauck est l'un de ces pionniers, et ce au double sens. Car il a également été l'un des premiers à capturer la fascination du parapente avec une caméra et à la diffuser à la télévision sous forme de film. De 1986 au début des années 2000, c'est-à-dire avant la création de Youtube, Henry était l'un des documentaristes de premier plan de ce sport. De nombreuses figures de renom de la scène du parapente, alors encore jeune, ont collaboré avec lui. D'autant plus qu'en tant que caméraman formé avec une expérience cinématographique, il maîtrisait l'art de ne pas seulement susciter des désirs avec ses images, mais aussi de raconter des histoires captivantes. Aujourd'hui, Henry a 74 ans – et il est toujours accro au parapente, comme il le raconte dans cet épisode 178 de Podz-Glidz. On y revient surtout aux débuts du parapente et du parafilm, quand capturer l'action demandait bien plus qu'une GoPro sur le casque. +++ Si vous souhaitez promouvoir Podz-Glidz et le blog Lu-Glidz, vous trouverez toutes les informations correspondantes sous : https://lu-glidz.blogspot.com/p/fordern.html +++ Musique de cet épisode : Piste : Resolution or Reflection | Artiste : The Grey Room Bibliothèque audio YouTube https://www.youtube.com/watch?v=KL9DoigKPzw +++ Liens Lu-Glidz : + Blog : https://lu-glidz.blogspot.com + Facebook : https://www.facebook.com/luglidz + Instagram : https://www.instagram.com/luglidz/ + Canal Whatsapp : https://whatsapp.com/channel/0029VaBVs05CHDynzdlJlU34 + Youtube : https://youtube.com/@Lu-Glidz + Soundcloud : https://soundcloud.com/lu-glidz + Spotify : https://open.spotify.com/show/6ZNvk83xxGHHtfgFjiAHyJ + Apple-Podcast : https://itunes.apple.com/de/podcast/podz-glidz-der-lu-glidz-podcast/id1447518310?mt=2 + Linktree : https://linktr.ee/luglidz +++ LIENS vers Henry Hauck : + Le site web de Henry : https://www.henryhauck.de/de

[transcript]

0:02Henry Hauck

C'était un numéro de Harakiri. Mais à l'époque, on était pleins d'enthousiasme et comme je venais du cinéma, je voulais toujours montrer de nouvelles perspectives. Le rêve était bien sûr de filmer depuis la voile. Sauf que la caméra pesait neuf kilos à l'époque et qu'il n'y avait évidemment aucune chance de décoller avec dans la voile, c'était bien trop lourd. Alors, j'ai remonté la caméra en plein vol, je l'ai fixée avec le câble d'alimentation bien sûr, j'ai allumé la caméra et je me suis filmé.

0:53Lucian Haas

Podz-Glidz, le podcast Lu-Glidz.

0:58Henry Hauck

Des histoires du cosmos du parapente.

1:01Lucian Haas

Aujourd'hui avec Henry Hauck. Et je suis Lucian Haas. Au

1:12Lucian Haas

Au début de l'histoire du parapente, tous étaient des pionniers. On se jetait de la montagne avec des voiles rectangulaires à peine modifiés et on planait vers la vallée sans casque sur la tête, sans parachute de secours sur la poitrine et sans protection sous les fesses. Henry Hauck est l'un de ces pionniers, et ce au double sens. Car il a aussi été l'un des premiers à capturer la fascination du parapente avec une caméra pour la diffuser à la télévision sous forme de film. De 1986 à 1981. Au début des années 2000, donc avant la création de YouTube, Henry était l'un des documentaristes de premier plan de ce sport. De nombreuses figures renommées de la scène alors encore jeune du parapente ont travaillé avec lui.

2:01Lucian Haas

D'autant plus qu'en tant que caméraman professionnel avec une expérience cinématographique, il maîtrisait l'art de ne pas seulement susciter des désirs avec ses images, mais aussi de raconter des histoires captivantes. Aujourd'hui, Henry a 74 ans et il est toujours accro au parapente. Comme il le raconte dans cet épisode 178 de Podz-Glidz. On y revient surtout aux débuts du parapente et du parafilm, quand capturer de l'action demandait bien plus qu'une GoPro sur le casque.

2:36Lucian Haas

Je ne peux vous présenter des discussions aussi particulières que celle-ci dans Podz-Glidz que parce qu'il y a des mécènes qui soutiennent financièrement mon travail sur le podcast et le blog. Est-ce que vous voulez participer ? Vous trouverez toutes les informations nécessaires à ce sujet sur le Gleitschirm-Blog Lu-Glidz, précisément sur la page Fördern.

2:57Lucian Haas

Henry, tu as déjà fait du vol avec une GoPro sur le casque ? Non. Pourquoi pas ? Tu es cinéaste.

3:04Henry Hauck

C'est exactement ça. Non, je dois bien admettre que la GoPro a maintenant une résolution qui est même adaptée au cinéma. Mais je me suis toujours opposé à ça. Et à l'époque où j'ai fait des films, il n'y avait pas encore de GoPro. Et à l'époque où j'ai fait des films, il n'y avait pas encore de GoPro. La GoPro n'est arrivée qu'autour du tournant du millénaire, je crois. Et j'ai commencé à faire des films bien plus tôt. Et j'admets volontiers que la GoPro a lourdement changé tout le métier de cinéaste. Ce qui était autrefois très, très laborieux et complexe est devenu beaucoup plus simple grâce à cette petite caméra super légère. Aurais-tu

3:43Lucian Haas

pour tes premiers projets de films, ton premier film de parapente date de 1986, aurais-tu aimé avoir une GoPro à l'époque ? Quand tu vois ce qui est possible avec aujourd'hui ?

3:55Henry Hauck

Pas de question, pas de question. Je dois aussi me corriger un peu là. J'ai tourné un film bien plus tard, Adrenalin. Et à l'époque, j'avais de la part de GBC le précurseur de la GoPro. C'était, elle avait à peu près la taille d'un paquet de cigarettes. Peut-être un peu plus grand qu'un paquet de cigarettes. Et je pouvais la monter dans l'aile à l'époque. Avec un coussin en mousse, je l'ai fixée entre les suspentes A et B au milieu. Et je pouvais ainsi me filmer. Et surtout, je pouvais filmer, je crois que j'ai tourné un film avec Mike Köhn, comment sa thermique était justement en train de plonger son programme Agro, avec cette caméra dans l'aile.

4:40Henry Hauck

Mais en d'autres termes, oui. J'aurais bien aimé en avoir une. Parce que je voulais toujours avoir ces influences. Ces réglages, depuis le voile de la voile vers le...

4:51Lucian Haas

Pilotes. Ce premier film que j'ai vu de ta part, celui de 1986, il s'appelle Gegenwind. Ça parle, au final, peut-être pas du premier, mais de l'une des premières ailes de plusieurs pilotes qui décollent ensuite en haut, du sommet de la Zugspitze, du Schneefernerkopf, et redescendent. Et tu documentes en fait l'ascension, les discussions avec les météorologues, ils décollent là-haut et tu montres aussi le vol. Dans ces prises de vue aériennes, il y a déjà une courte scène où c'est filmé depuis le voile.

5:21Henry Hauck

Oui, c'était un numéro de Harakiri que je ne referais jamais. Mais à l'époque, on était pleins d'enthousiasme. Et comme je venais du cinéma, je voulais toujours montrer de nouvelles perspectives. Et le rêve, c'était bien sûr depuis le voile de l'aile. Sauf que la caméra pesait neuf kilos à l'époque. Neuf kilos ? Neuf

5:44Lucian Haas

kilo, oui. Et ce n'était pas une caméra vidéo classique comme aujourd'hui. Non, c'était une vraie

5:48Henry Hauck

Encore du film. Du 16 mm ARRI-ST, ARRI-Standort, avec une cassette de 30 mètres. Et il n'y avait évidemment aucune chance de décoller avec ça dans le voile. Bien trop lourd, oui. Alors j'ai fait ça, et tu le vois aussi dans une scène, avec la multitude de suspentes et de câbles qui montaient là-haut. J'ai tendu de petites poulies en haut entre les suspentes A et B, passé les suspentes dedans et puis j'ai remonté la caméra en vol. Fixée avec le câble d'alimentation, bien sûr. Ensuite, j'ai allumé la caméra et je me suis filmé. Le désavantage ou le problème, c'est que quand j'ai voulu laisser descendre la caméra, tout le système s'est emmêlé et je n'ai plus pu la faire descendre.

6:36Henry Hauck

Elles étaient restés coincés quelque part dans la fourche des suspentes en haut, tu vois ? Entre A et B. Et à cause de ça, l'angle d'attaque de l'aile a énormément changé. Oui. Et note bien, il n'y avait pas encore de parachutes de secours à l'époque, oui. Donc je me suis pratiquement écrasé sur l'atterrissage. La caméra est tombée vers l'avant, mais c'était une caméra très stable. Rien n'est arrivé à la caméra. Rien ne m'est arrivé non plus, à part un crash. Mais la scène dans le film est vraiment très courte. Oui, oui, parce qu'au départ, il ne me restait que 30 mètres de pellicule. Et la seule séquence utilisable, donc les 30 mètres, c'était environ trois minutes. Et la seule séquence utilisable de cette scène, c'était justement celle qui est dans le film maintenant.

7:25Henry Hauck

L'autre chose, c'est qu'avec l'excitation, la caméra a été allumée trop tôt ou par erreur. Et après, une fois le film développé, on a vu que ces quelques secondes étaient la seule chose exploitable de tout ce travail. Quel est le risque qu'on a toujours quand on ne regarde pas soi-même directement par l'oculaire...

7:47Lucian Haas

...peut-on ? Je veux dire, là-haut avec le fait de tirer et tout ça, tu ne pouvais même pas faire la mise au point ou quoi que ce soit. Aujourd'hui avec les GoPro, elles ont des angles tellement larges, d'accord, tout est d'une certaine manière net. Mais à l'époque avec les caméras, je crois que ce n'était pas encore le cas avec les objectifs. Ou est-ce que c'était aussi un grand objectif où c'était possible ?

8:04Henry Hauck

C'était un objectif grand angle, 8 millimètres. En fait, pour le 35 millimètres, c'était calculé pour du 16 millimètres. Pour du 16 millimètres, ça correspondait à environ 8 millimètres. Donc un objectif grand angle, comme celui que la GoPro a aujourd'hui.

8:24Lucian Haas

À quoi est-ce qu'on pouvait imaginer les prises de vue à l'époque ? Tu devais traîner neuf kilos de caméra partout et tu devais changer ces cassettes de 30 mètres entre-temps, parce que tu dis que trois minutes sont déjà passées. Alors pour un vol là-haut, combien de cassettes est-ce qu'on avait avec soi ? Et comment ça se passait ? Enfin...

8:41Henry Hauck

D'abord, cette caméra avec laquelle je parle à l'instant, c'était la petite caméra. J'ai en fait tourné le film avec l'ARRI SR. C'est aussi une caméra 16 mm, mais la caméra pro, celle que tous les studios de télévision utilisaient à l'époque. Et j'ai aussi travaillé pour la télé et j'ai dû utiliser ce genre de caméra. Elle avait déjà des bobines de 120 mètres, soit dix minutes. Et elle était bien plus lourde, évidemment. N'oublions pas que sur la caméra elle-même, il y avait aussi une batterie, et cette batterie était très, très lourde, parce qu'à l'époque, on ne connaissait pas de batteries aussi légères. Il n'y avait encore aucune batterie au lithium.

9:23Lucian Haas

- batteries et tout ça ? Non, non, non. C'étaient

9:25Henry Hauck

ce sont encore des batteries au plomb qui étaient flashées dessus ?

9:28Lucian Haas

C'étaient tous

9:28Henry Hauck

Des batteries. Et quand on ouvrait les batteries, qu'on les avait achetées chez ARRI pour une fortune, on voyait qu'il y avait des cellules tout à fait ordinaires à l'intérieur pour recharger la batterie. Donc la grande caméra, elle était déjà, elle était déjà bien plus compliquée. Mais je ne suis jamais parti avec pour voler. Elle était trop chère pour ça. Le risque était trop grand pour moi qu'il arrive quelque chose à la caméra.

9:56Lucian Haas

Dans ce film Gegenwind, à côté de cette scène avec la caméra, il y a aussi toute une série de prises de vues aériennes où tu suis vraiment, je suppose que c'était toi, en filmant depuis le vol un autre voile par le haut, par le côté et tout ça. Est-ce que tu as aussi filmé ça avec cette petite caméra à la main avant de la mettre en haut dans la voile ? Ou comment ça se passait ?

10:20Henry Hauck

Oui, oui, c'étaient toujours des vols différents. Alors pour Gegenwind, c'était certainement 20 vols au total. C'est ce qu'on appelle du POV - flying. Là où j'ai filmé depuis l'aile elle-même. Les

10:34Lucian Haas

mais elles n'étaient pas toutes depuis la Zugspitze, si ? Vous n'êtes pas montés 20 fois sur la Zugspitze ? Non, non, elles n'étaient pas toutes.

10:38Henry Hauck

Si tu regardes bien, tu vois que ce sont d'autres paysages. Une partie a aussi été filmée dans le Zillertal. Et c'est aussi l'histoire de ces entreprises. Jusqu'à ce moment-là, je ne me voyais pas comme cinéaste. J'étais cadre, j'ai travaillé pour le WDR, pour le BR, pour le ZDF et j'avais un accord avec le WDR. J'ai fait beaucoup de films d'escalade. Je leur envoyais le matériel, je le développais et ils faisaient des reportages à l'extérieur. Ça tournait toujours très bien. Et un jour, je suis venu voir le rédacteur et je lui ai dit : écoute, j'ai quelque chose de nouveau. J'ai commencé le parapente. Ce serait intéressant, ce serait quelque chose de tout nouveau pour vous.

11:25Henry Hauck

Oui, oui, il était enthousiaste. Et j'ai commencé à filmer en me disant que c'était notre accord, comme d'habitude. Mais quelques semaines plus tard, j'ai reçu un appel. La conférence de rédaction avait décidé qu'ils venaient de faire quelque chose sur le parachutisme et qu'ils ne feraient rien sur ce nouveau sport, parce qu'il était trop associé au parachutisme. Alors je me suis retrouvé là, avec déjà 5 000 DM de matériel dépensés à l'époque. C'était très cher. Une cassette coûtait environ 110 DM. Et le développement, c'était la même chose. Et puis il fallait un groupe de travail et tout le reste. Donc c'était très cher et l'argent était parti. Et là, j'ai eu l'idée : qu'est-ce que je fais maintenant ?

12:14Henry Hauck

Et c'est comme ça que ce vol est arrivé, l'un des premiers vols depuis la Zugspitze. C'est devenu l'histoire pour le film avec le matériel que j'avais déjà tourné quelque part auparavant. C'est comme ça que le film a été réalisé. Et le film en lui-même a été un énorme succès, à la grande surprise générale. Il est aussi... Il est passé par...

12:37Lucian Haas

passé, a été diffusé sur la ZDF, si je me souviens bien

12:39Henry Hauck

Je sais. Il est passé sur ZDF, il est passé sur Rai, il est passé chez Nicole Hubert, elle a fait Ushaya. C'était cette émission sur les sports extrêmes en France à l'époque.

12:53Henry Hauck

Et finalement, la WDR, qui l'avait refusé à l'époque, l'a quand même fini par acheter bien plus tard. Donc, j'en suis très bien sorti pour ce projet. Tu as donc récupéré tes 5 000 euros de frais, c'est certain. Je les avais récupérés plusieurs fois. Et c'était aussi le déclic pour se dire : ah, c'est idéal, c'est mon hobby, je le fais de toute façon avec plaisir. Et pourquoi est-ce que je ne fais pas de films là-dessus ? Et ainsi, un film après l'autre, jusqu'en 2002 pour le dernier. C'est là que je me suis dit adieu à l'Allemagne.

13:31Lucian Haas

Revenons tout au début. En 1986, ce film, Gegenwind, ton premier film sur le parapente. Quand as-tu commencé toi-même la pratique du parapente ? Je crois que c'était, j'ai...

13:43Henry Hauck

Je crois que c'était aussi en 86, oui. Et je m'en souviens très bien, on était... enfin, pour le contexte, je faisais des films d'escalade. C'est grâce à ces films d'escalade que j'ai rencontré Sepp Gschwendtner. Il dit que c'était Sepp Gschwendtner, non ? Oui, c'était l'un des

14:00Lucian Haas

des piliers du parapente en Allemagne, disons.

14:03Henry Hauck

Exactement. Et il m'a raconté qu'il était chez les Roten Pantern, et que je l'accompagnais aussi. Même si je ne grimais pas aussi bien qu'eux. Et il me dit qu'à un moment donné, il arrive et dit : « Écoute, on a quelque chose de nouveau. Monsieur Leber nous a mis quelques ailes à disposition. On va essayer de s'en servir tout de suite pour voler. » Alors on était à Oberammergau sur une colline.

14:26Henry Hauck

Pas de télésiège, mais une colline enneigée où il fallait monter à pied. Et on montait toujours là. Dans la neige. On marchait dans la neige, on a posé l'aile sur le sol au début, parce qu'on n'en avait aucune idée. Jusqu'à ce qu'on se rende compte que ça ne marche pas comme ça, oui. Et on a essayé toute la journée de décoller. Je ne sais pas combien de tentatives. En tout cas, j'étais d'abord trempé et deuxièmement complètement épuisé. Et tard le soir, je crois qu'il était presque cinq heures, j'ai dit : bon, c'est ma dernière tentative. Si ça ne marche pas, je ne toucherai plus jamais à un parapente. Et soudain, je suis parti dans les airs. J'ai volé environ 50 mètres, à une hauteur de 1,50 à 2 mètres.

15:11Henry Hauck

Mais cette sensation de décollage, cette sensation de voler, c'était quelque chose de fantastique. Et ça m'a rendu accro jusqu'à aujourd'hui, oui. Toi aussi tu voles, tu sais, nous tous ceux qui écoutent, on vole probablement et on sait quel sentiment incroyable ça procure quand l'aile te tire du sol.

15:37Lucian Haas

À l'époque, je veux dire, même dans ce film Gegenwind, on le voit bien, ce sont des voiles de parachutes carrés qu'il faut hisser avec force pour qu'ils s'ouvrent et qu'ils commencent à avancer, et ainsi de suite. Est-ce que, vu que tu voles depuis si longtemps maintenant, il y a eu plus tard des moments où tu t'es dit que, rien qu'avec la meilleure technique qui est venue avec les parapentes à un moment donné, le sentiment avait changé ? Ou est-ce que pour la sensation de voler, peu importe si c'est une voile de parapente ou une voile de parachute avec laquelle on plane longitudinalement à peu près un contre trois, ou si on a une aile avec laquelle on plane longitudinalement quelque part à une finesse d'un contre huit ou d'un contre dix ?

16:18Henry Hauck

Eh bien, je veux dire, quand tu tournes pour la première fois dans la thermique et que tu fais vraiment des décollages en l'air, ça ajoute une autre sensation, oui. Au début, c'était juste de descendre du vélo, oui. Les premières ailes, les ailes Maxi, c'étaient juste... ce n'étaient pas des ailes. Des parachutes. Laurent Calvermatten, le premier à avoir produit des parapentes, a simplement pris un autre tissu, mais a conservé le profil d'un parachute. C'était correct, c'était testé, on avait de l'expérience avec, sauf pour le tissu, parce que les sauts en parachute utilisent un tissu très perméable à l'air pour ne pas rendre le choc d'ouverture trop violent.

17:04Henry Hauck

Alors, il a changé cette toile, il en a pris une imperméable, ce qui a apporté un peu plus de performance et permettait de piloter, mais pas encore autant que plus tard avec ces ailes modernes. Ça a commencé en fait lors de la première WM à Kössen, là les ailes étaient déjà conçues pour apporter de la performance. C'était en 1989, je crois, non ? C'était en 1989, oui. Et avant, c'étaient simplement des parachutes construits avec une autre toile. Mais au niveau du profil, des ouvertures géantes, on le voit aussi sur les vieilles photos, rectangulaires et sans beaucoup de profil.

17:52Lucian Haas

Tu as aussi accompagné ce championnat du monde à Kössen en images, tu as fait un film dessus. Oui, la fenêtre est ouverte. Est-ce que tu es aussi monté en l'air à ce moment-là ? Non, non.

18:04Henry Hauck

Tu as volé avec eux ? Non, non. À l'époque, j'avais une collaboration avec la Deutsche Welle, un peu comme avec le WDR auparavant, donc ils achetaient le matériel, les prises de vue, et je gardais les droits pour faire mon propre film. C'est pour ça que je n'ai pas pu voler moi-même, parce que c'était exclu. J'ai certes volé pour des compétitions occasionnellement au tout début, j'ai même fini neuvième au championnat d'Allemagne, mais je n'étais pas un pilote de compétition. Quand je vois d'autres personnes comme Ernst Schrogler, Uli Wiesmeier, Christoph Kirsch ou même les internationaux, comme Robby Whittle, j'étais à des kilomètres de leur niveau.

18:49Henry Hauck

J'étais juste un pilote de loisir et je le suis resté jusqu'à aujourd'hui. C'est pour ça que j'ai seulement filmé à Kössen sans jamais piloter moi-même.

19:01Lucian Haas

Mais en tant que cadreur, tu as en fait eu des contacts avec toutes ces figures de la scène à l'époque, si on prend tous ces noms, ou tu viens d'en citer certains et puis il y a Toni Bender qui apparaît aussi dans les films et ainsi de suite. Donc tu les connaissais tous, tu connaissais toute la scène. Enfin, nous...

19:18Henry Hauck

On était petits au début. Oui, en Allemagne, il y en avait peut-être 14 ou 15 pilotes, si on ajoute l'année d'essai du DAV. Nous-mêmes, on était un groupe de quatre pilotes qui ont commencé. Plus tard, on a appris que le DAV avait une année d'essai et que des moniteurs de vol du DAV ont aussi fait du parapente. La plupart de ceux de cette année d'essai étaient des deltaplanistes et sont restés deltaplanistes. Seul Toni Bender a changé. Toni Bender est ensuite devenu un excellent Gleitschirm-Blog. Mais comme nous étions une petite communauté soudée, ils ont tous volé illégalement. Personne n'avait de licence.

20:04Lucian Haas

Il n'y avait aucune règle sur le type de licence requis.

20:08Henry Hauck

Non, non, ce n'était pas du tout comme ça. Il se disait que le DAV voulait s'en charger, mais en même temps, le DAEC, c'était une grosse concurrence, le Deutscher Aero Club, était le représentant officiel de la FAI. Donc, à l'époque, le DAV ne pouvait même pas organiser les championnats d'Allemagne parce qu'ils étaient en conflit avec le DAEC, ou l'inverse, le DAEC avec le DAV. Plus tard, ça s'est arrangé. Mais au début, c'était comme ça : le DAV et le DAEC se battaient pour savoir qui aurait la souveraineté sur le parapente. Et il faut juste dire que le DAV était tout simplement beaucoup plus malin, avait de meilleures connexions politiques, ce qui était finalement déterminant, et a fini par obtenir cette année d'essai.

21:05Henry Hauck

Et bon, eh bien, tôt ou tard, la question est venue : il faut qu'on passe tous un brevet. Et j'ai fait mon brevet en Autriche, dans le Zillertal, un cours de trois jours, ce qui était une blague, parce que je savais déjà voler, on avait tous déjà volé à ce moment-là.

21:24Lucian Haas

Tu as déjà commencé, si tu as dit que tu as décollé en 1986, donc fait ton premier vol. Et si tu as aussi tourné le film Gegenwind déjà en 1986, alors tu as déjà volé avec une caméra dans le voile dès ta première année et tout ça. Tu as déjà vécu beaucoup de choses d'ici là.

21:40Henry Hauck

Oui, et il a fallu que je survive. Aujourd'hui, je ne prendrais jamais ce risque sans accrocher le système de secours à l'aile du voile. C'est tout simplement du harakiri.

21:48Lucian Haas

Vous n'aviez pas de casques non plus, j'ai vu.

21:50Henry Hauck

Non, non, les casques sont aussi arrivés. C'était juste une discussion parce qu'on n'avait pas réalisé qu'on devait porter des casques. Pendant très longtemps, on a refusé de porter des casques. Pourquoi au juste ? Parce qu'on dit,

22:03Lucian Haas

je ne sens plus l'air et je n'entends plus ce que fait l'aile ?

22:06Henry Hauck

On ne sent plus l'air de la même façon. C'est une chose. Et puis, on ne voyait pas non plus l'intérêt du casque. À quoi ça devait servir ? C'est ce qu'on se disait à l'époque. L'atterrissage était encore relativement simple avec les ailes. Aujourd'hui, l'atterrissage est beaucoup plus compliqué parce que les ailes sont devenues relativement rapides. Mais à l'époque, là, on ne voyait tout simplement aucune nécessité de mettre un casque juste pour être peut-être mieux protégé lors d'un atterrissage. On a fini par réaliser plus tard que ce n'était peut-être pas la meilleure idée de voler sans casque, oui. Mais au début, comme je l'ai dit, on volait tous sans casque, on volait sans système de secours.

22:51Henry Hauck

Ce que je ne referais jamais aujourd'hui, oui.

22:55Lucian Haas

Maintenant, tu as réalisé toute une série de films sur le parapente sur plusieurs années. Même des films vraiment longs, qui durent presque 40 minutes, voire jusqu'à une heure, et tout ça. Qu'est-ce que ça représentait pour toi ? Tu as dit que c'était ton hobby. Est-ce que c'était vraiment le genre de chose dans laquelle tu as mis une quantité phénoménale de cœur et d'énergie dans ces films ?

23:16Henry Hauck

Eh bien, sinon je n'aurais pas pu les tourner, oui. Je m'y suis déjà investi. Par exemple, je venais du cinéma, au début j'étais à la télé, plus tard au cinéma de fiction. Et au cinéma de fiction, on apprend énormément sur la conduite de caméra, la résolution, le plan et le contre-plan, les plans en plongée, tout ce genre de choses. J'avais toutes ces terminologies en tête. Et j'avais aussi essayé de travailler pour mes films de parapente comme on travaille dans le cinéma de fiction. Ça veut dire que j'ai aussi fait de petits storyboards. J'avais déjà dessiné les résolutions à l'avance pour savoir, quand j'étais sur le tournage, ah, là je fais ça, j'ai besoin d'une prise de vue en vol. Là, je dois montrer un mousqueton, comment on le ferme. Là, je dois montrer un vario, comment on l'allume.

24:02Henry Hauck

Une prise de vue de trajectoire. Et ça a peut-être fait un peu la différence pour mes films, parce que je venais du milieu. Et beaucoup d'autres, il n'y en avait pas énormément, mais il y en avait quand même quelques-uns qui faisaient aussi des films. Mais ils venaient plus de la scène amateur. Et moi, je venais finalement du cinéma de fiction. J'ai aussi tourné des films de fiction en tant que cadre. Et c'est pour ça que j'avais peut-être un certain avantage. Mais je réponds tout de suite à ta question. Bien sûr, il y a eu beaucoup de cœur mis dedans. Et parce que moi, justement parce que j'ai volé moi-même, parce que c'était mon sport, j'ai pu obtenir de belles images et des images inhabituelles.

24:49Lucian Haas

tourner. Ce que j'ai remarqué en regardant tes films, c'est qu'il y a parfois de superbes prises de vue aériennes où tu es en fait relativement proche de,

25:05Lucian Haas

... des parapente, tu as aussi des deltas dans tes films que tu suis de très près, mais avec une approche très, très calme. Donc si tu prends le delta, le delta est quasiment fixe dans l'image et tu vois qu'il vole en fait juste avec le mouvement de l'arrière-plan, que ça se déplace. Et ça transmet une esthétique et une dynamique incroyablement belles. Ce sont des prises de vue que je connais peut-être encore aujourd'hui de grosses productions Red Bull, où ils suivent avec un hélicoptère qui vole derrière et qui a probablement un stabilisateur ultra moderne en dessous avec une super téléobjectif pour pouvoir les suivre comme ça. Ça n'existait pas encore à l'époque, je crois, ou peut-être au moins pas avec le budget que l'on a pour un tel film.

25:51Lucian Haas

Comment as-tu fait ça à l'époque, au juste ?

25:52Henry Hauck

Oui, il y avait deux choses nécessaires à cela. Trois en fait. La première, c'était le Sachtler Studio Pro. C'est un trépied professionnel.

26:07Henry Hauck

avec une tête fluide très performante. Et la deuxième chose, c'était un objectif fixe Zeiss de 200 mm. Donc pas d'optique zoom, mais une focale fixe. Et avec ça, j'étais en mesure de m'approcher des pilotes et de suivre le mouvement avec ce trépied très professionnel. À cela s'est ajouté le fait que... Oui, tout était différent à l'époque. Il me fallait une licence pour utiliser la radio professionnelle. J'avais donc deux radios Motorola qui fonctionnaient sur les fréquences professionnelles. Et avec ça, je pouvais demander aux pilotes de voler dans une certaine direction pour que ce soit optimal pour la caméra.

26:53Henry Hauck

C'est comme ça que ces prises de vue ont été réalisées. Donc, avec un certain effort, on a encore dû...

27:00Lucian Haas

Oui. Ça veut dire que beaucoup de ces prises de vue étaient aussi, d'une certaine manière, prévues à l'avance. Oui, oui, oui, oui. Tu me dis : « vole dans cette direction et reste comme ça pendant une minute » et je te suis simplement avec mon super téléobjectif 100 mm.

27:16Henry Hauck

Oui, oui, exactement. Et je voulais justement expliquer ça avec le podcast Story, que je m'étais déjà imaginé, que j'avais déjà réfléchi avant le tournage à Munich à la manière dont je voulais résoudre ça, oui. Se contenter de rester en bas à l'atterrissage et de regarder vers le ciel, c'est ennuyeux. On peut le faire pour une courte scène, mais ça devient vite sans intérêt. Et grâce à ces storyboards, à cette résolution, j'ai pu tourner des prises qui avaient un autre aspect. J'ai aussi toujours essayé d'être le plus haut possible avec la caméra, justement, pour avoir un arrière-plan qui exprime aussi le mouvement, la vitesse et la fascination.

28:07Lucian Haas

Pour ces films, si tu dis que tu es debout, il faut placer la caméra très haut. Ça veut dire que tu avais en fait toujours installé ta caméra au décollage ou est-ce que tu as aussi cherché d'autres endroits très exposés dans le paysage, où tu te disais : là, je me mets, et ensuite les gens doivent arriver en vol et, en gros, tourner ou voler devant mon objectif ?

28:30Henry Hauck

Oui, oui, exactement. J'ai toujours essayé de trouver une position où j'avais un beau décor en arrière-plan.

28:40Henry Hauck

Et pour les compétitions, enfin pour les cours, ce n'était évidemment pas possible dans ce sens. Mais je pense quand même que la séquence de départ, quand ce mauvais temps est arrivé devant, est plutôt bien réussie. Le plus important dans ce genre de film de parapente, c'est vraiment de pouvoir réaliser des prises de vue inhabituelles. Pas d'en bas sur l'atterrissage face au ciel, mais plutôt de filmer l'aile d'en haut pour avoir un arrière-plan correspondant.

29:20Lucian Haas

Certains de tes films ont aussi, comment dire, un caractère didactique, je dirais. Ce sont parfois un peu comme des films pédagogiques. Tu expliques aussi comment la thermique se forme. Tu avais un météorologue avec toi.

29:36Lucian Haas

Est-ce que tout ça était aussi, en quelque sorte, scénarisé à l'avance, au point que tu dis,

29:41Henry Hauck

Est-ce que c'était aussi en quelque sorte scénarisé à l'avance, pour que tu dises... ? Oui, parce qu'il faut, on ne peut pas juste... maintenant, ça n'a pas duré si longtemps, je crois que c'était seulement dix ou onze minutes. Mais quand même, ça peut être très long si on n'a pas d'histoire secondaire. Et l'histoire secondaire, c'était le téléphérique, les pilotes qui se parlent, puis en haut, ce qui est très important pour nous, les prévisions météo, comment est la météo et le vent. Et avant que je ne me mette là et que je dise ça moi-même en voix off ou que je ne fasse dire ça, c'est bien plus intéressant de montrer ce météorologue dans sa cabane là-haut au Zugspitze et de le laisser expliquer quelle est la situation météo.

30:29Henry Hauck

Ça apporte aussi une certaine, une deuxième dimension. Dans

30:36Lucian Haas

Dans le film Cloudbuster, il y a un météorologue autrichien que tu fais apparaître à plusieurs reprises pour expliquer des choses. Mon expérience avec beaucoup de météorologues, c'est qu'ils comprennent et expliquent très bien les grands phénomènes météo, mais pas forcément les spécificités du parapente. Oh, oh, oh, oh. Lui, il s'en est plutôt bien sorti. Je me demande, est-ce que c'était aussi un pilote ? Est-ce qu'il faisait lui-même du parapente ? Ou de la voile ou quelque chose comme ça ?

31:05Henry Hauck

Le professeur Herbert Pümpel d'Austria Control, maintenant à la retraite, un homme tout à fait formidable. Il a donné énormément de conférences dans des clubs de parapente. Ce n'était pas un pilote, il n'en était pas un lui-même, mais il connaissait la matière. Il connaissait aussi le public. Et grâce à ces conférences dans les clubs de parapente, il savait ce qui nous arrivait. Et en plus de ça, c'était un météorologue excellent. Il a même, tu peux le remarquer, été engagé plus tard par l'équipe de Formule 1 de Mercedes pour faire des prévisions météo à court terme avant les courses, pour déterminer la probabilité de pluie.

31:51Henry Hauck

C'est donc une sommité. Je ne veux pas enlever aux météorologues ce qu'ils savent faire. Non, mais Herbert Pümpel est un homme merveilleux. Et on pouvait aussi boire un verre de vin rouge avec lui. C'était un plaisir de travailler avec lui.

32:10Lucian Haas

Dans ce film, il y a une magnifique citation avec lui. Quand je l'ai entendue, j'ai dû rembobiner pour l'écouter à nouveau. Il dit en fait que c'est comme avec certaines belles choses, avec la thermique, il y en a trop, c'est dangereux. On connaît ça avec le Viagra.

32:26Henry Hauck

Oui, oui, oui. Il y a un petit grain de folie en lui. Et

32:33Lucian Haas

alors j'ai regardé, le film date de 1988. J'ai dû vérifier moi-même et j'ai vu, oui. Non,

32:39Henry Hauck

96, 96. Cloudbuster est 96. Oui,

32:42Lucian Haas

Oui. Non, 98. Je l'ai écrit ici. Ou 98. J'ai fait une recherche Google, j'ai dit : « Viagra, dis-moi, depuis combien de temps existe-t-il déjà ? » Et là, j'ai vu que Viagra est arrivé en Allemagne et sur le marché en même temps, et ainsi de suite. Donc Monsieur Pümpel était déjà bien en avance. À jour. Oui, oui. Il était

33:01Henry Hauck

à jour.

33:01Lucian Haas

Dans tous les domaines. Oui. Un homme très, très sympathique. Tu as fait toute une série de films sur le parapente, mais 2002 était en fait ton dernier, pour autant que je sache. Comme tu l'as dit tout à l'heure, je crois. Pourquoi as-tu arrêté alors que tu étais si bon, si je puis dire ?

33:22Henry Hauck

Parce que ça ne m'a plus apporté rien de décisif. Le dernier film, Faszination Paragliding, que j'ai fait en 2002, c'est déjà un peu un film拼bricolé où j'ai un peu abordé l'histoire, la planification de la sécurité, puis des choses techniques, comme comment replier une aile de secours, une aile de secours. Et on voit déjà que je n'avais plus d'idées. Et en fait, ce Faszination Paragliding ne se composait plus que de six courts-métrages. Et là, je me suis dit que c'était fini. Pour moi, au moins. Et en plus, une autre phase de ma vie est arrivée.

34:10Henry Hauck

À partir de 2003, j'ai fait le tour du monde en voilier pendant 20 ans. Et je ne me suis plus trop occupé de parapente. Même si j'avais toujours une aile sur

34:22Lucian Haas

... sur le bateau, oui. J'ai lu dans ton CV qu'en 2003, une expédition prévue de deux ans autour du monde est devenue presque 20 ans. Comment est-ce arrivé que tu n'avais prévu que deux ans et que ça se transforme en un projet aussi colossal ?

34:38Henry Hauck

Eh bien, c'est après un semestre que j'ai pris conscience, après avoir traversé l'Atlantique,

34:45Henry Hauck

C'est ça. C'est comme ça que je veux vivre, oui. Et bien sûr, la vie en mer coûte aussi de l'argent. J'avais trois assurances-vie que j'ai vendues progressivement pour pouvoir continuer à mener cette vie. Et c'était une vie géniale. C'était l'aventure de ma vie. Je ne veux pas m'en priver. J'ai fait de super expériences, j'ai rencontré des gens formidables, j'ai trouvé des amis du monde entier jusqu'à aujourd'hui. Pour mon anniversaire, j'ai reçu des vœux de 32 nations différentes. Ça en dit déjà un peu quelque chose. Donc c'était un rêve que tout le monde ne peut certainement pas réaliser, et qui a bien sûr son prix.

35:32Henry Hauck

Alors, la richesse matérielle ne sera probablement plus ma priorité dans cette vie. Mais j'ai... la richesse des souvenirs, tu as raison, tout à fait. Je l'ai, et elle...

35:43Lucian Haas

ça va rester. Est-ce que pendant cette traversée en voilier de 20 ans, tu avais toujours ton parapente avec toi ? Tu es donc allé voler de temps en temps ? Oui, je suis allé en

35:53Henry Hauck

Cuba, je me suis une fois échappé. Mais sinon, c'était très difficile là où j'étais. J'ai fait cette soi-disant « route pieds nus », donc plus ou moins autour de l'équateur, un peu au nord de l'équateur pour ne pas tomber dans les calmes plats. Pourquoi appelle-t-on ça la route pieds nus ? Parce qu'il fait si chaud ou pour quelle raison ? Parce qu'il fait si

36:13Lucian Haas

chaud est.

36:13Henry Hauck

Parce qu'il fait si chaud et que c'est le plus simple pour naviguer. On a les alizés qui nous poussent. Les alizés vont d'est en ouest. Et c'est relativement facile à naviguer. Contrairement au Cap Horn, en bas, ce qui aurait été totalement impossible avec mon bateau de l'époque pour naviguer autour du Cap Horn. Je ne voulais pas non plus. C'était trop froid pour moi et trop dangereux aussi. Il y a constamment des voiliers qui se perdent là-bas. Et les navigateurs en solitaire n'ont plus le droit de passer le Cap Horn. Ils n'obtiennent pas l'autorisation du gouvernement chilien pour naviguer autour du Cap Horn s'ils n'ont pas au moins deux personnes à bord.

37:02Henry Hauck

Cela veut dire que,

37:03Lucian Haas

Tu es toujours resté dans la zone équatoriale. Tu es donc passé par le canal de Panama pour continuer sur le Pacifique, quand tu parles de tour du monde ? Oui, je

37:12Henry Hauck

je suis passé par le canal de Panama, puis vers les îles Galápagos et de là vers les Marquises, où j'ai peut-être vécu le plus beau moment de ma traversée en voilier, dans le Pacifique Sud. C'est toujours comme Gauguin l'a décrit à l'époque. C'est une hospitalité incroyable, une ouverture d'esprit incroyable de la part des gens là-bas. Et puis, j'ai continué à naviguer vers Tonga, les Fidji, les îles Salomon, Palau, les Philippines.

37:50Lucian Haas

Tu n'es pas le seul pratiquant de parapente, je dirais, qui fait aussi de la voile à grande échelle. L'exemple actuel le plus connu est probablement Tom de Dorlodot, un Belge qui a un projet qu'il appelle Search Project, où il a aussi navigué vers différents endroits dans le monde avec un grand voilier, mais pas en monoplace, avec un équipage encore à bord et tout ça, pour aller pratiquer le parapente sur place. Mais ce n'était pas ton intention initiale, tu voulais vraiment faire de la voile, de la voile.

38:22Henry Hauck

Je voulais naviguer et rencontrer des gens. Et la navigation en solitaire contribue justement à faire des rencontres. On est obligé, quand j'étais quelque part pendant 14 jours lors d'une traversée, j'avais ensuite besoin de parler à quelqu'un. Et c'est ainsi que beaucoup d'amitiés et de connaissances sont nées, parce que j'étais seul. Quand j'arrivais quelque part, je cherchais des contacts. Et c'était mon intention. J'ai aussi filmé pendant ce temps. C'était mon intention pour cette navigation autour du monde, pas tant le parapente. Comme je l'ai dit, le parapente était là, mais il a été très, très rarement utilisé.

39:08Lucian Haas

Est-ce qu'il y a quand même eu des endroits où tu te dis : « Hé, de ton tour du monde, ça reste l'un de ces beaux souvenirs dans ma tête, où je me dis que c'était un vol particulièrement génial que j'ai pu faire là-bas » ?

39:23Henry Hauck

Pour être honnête, non, pas pendant la traversée en voilier. J'ai volé à Cuba, mais à Cuba, c'était un récif de 50 mètres de haut où on pouvait plus ou moins, comme sur le Nürburgring sur l'Isar de la Juventut, où on pouvait plus ou moins surfer. À part ça, je n'ai pas fait de vols incroyables. Je les ai refaits plus tard aux Philippines. Là, j'ai fait quelques vols vraiment superbes et avant ça, bien sûr, mais avant, c'était évidemment toujours dans le cadre de mes tournages de films.

39:55Lucian Haas

Maintenant, tu vis à nouveau en Allemagne. Est-ce que tu voles encore ?

39:59Henry Hauck

ou encore ? Oui, j'ai volé ici aux Philippines, j'y ai aussi vécu longtemps. Et je vole aussi en Allemagne.

40:11Henry Hauck

Plutôt au Brauneck. C'est là que j'ai fait mes premiers vols en parapente, si on veut. Je connais très bien la zone et j'y ai souvent volé, même récemment.

40:25Henry Hauck

Cela dit, l'année dernière, à cause de l'autre film, ce film True Crime que j'ai tourné, j'ai eu très peu de temps pour voler.

40:35Lucian Haas

Qu'est-ce que le vol t'apporte encore aujourd'hui ?

40:39Henry Hauck

Oui, c'est une réponse un peu kitsch. C'est la liberté. C'est juste un sentiment incroyable d'être là-haut, libre et indépendant, sans le bruit d'un moteur, juste avec les bruits du vent. Et à chaque fois, même aujourd'hui, le moment est tout simplement incroyable, quand les sangles te tirent loin de la terre, quand tu voles. Et je ne sais pas si tu l'as déjà fait. Parfois, je me surprends à tourner dans une thermique et tout ce que j'ai oublié, je ne vois même plus l'aile au-dessus de moi, ni les freins, ni comment je me déplace, je ne fais plus que tourner dedans avec mon corps, c'est presque comme une ivresse.

41:29Henry Hauck

Et c'est un sentiment tellement indescriptible que ça rend accro. C'est pour ça que je veux continuer à faire du parapente tant que ça sera possible.

41:39Lucian Haas

Et quand tu regardes aujourd'hui ce monde, cette période sauvage des débuts du parapente, où tu étais aussi avec l'un des pionniers de l'époque, quels sentiments y associes-tu ? Est-ce plutôt de la peur avec le recul ? Est-ce de la crainte révérencieuse ?

41:54Henry Hauck

C'était un peu du harakiri ce qu'on faisait à l'époque. On ne savait tout simplement pas assez et on prenait trop de risques. Et avec la caméra, et aussi avec les manœuvres. Et on se faisait aussi faire des choses entre nous, même face au vent, je voulais tourner une scène où une autre aile viendrait vers moi et dévierait au dernier moment. C'est Xavier Remaux, un très sympa parapentiste français, qui a joué cette scène. Et je l'ai filmé, donc on est venus l'un vers l'autre et il a dévié au dernier moment. Mais c'était tellement proche que j'ai cru qu'on allait se percuter.

42:43Henry Hauck

Et ça aurait été fatal avec la vitesse de l'époque et aussi avec le fait qu'on n'avait pas de parachutes de secours. Donc ce qu'on a fait était déjà très risqué. Aussi imprudent,

42:58Lucian Haas

Oui. Est-ce que tu ne voudrais quand même pas la perdre, cette époque ? Non, pas du tout.

43:05Henry Hauck

Ça a aussi marqué toute ma vie. Il y a une raison pour laquelle j'ai tourné autant de films. Et un film, ça ne se tourne pas juste sur un week-end. C'est souvent des mois de travail avant qu'un film soit terminé. Ça a aussi déterminé ma vie. Même si j'ai continué à travailler dans le milieu, parfois j'ai dû refuser des jobs parce que je savais que la météo allait être bonne prochainement et que je devais absolument tourner.

43:42Lucian Haas

Si tu regardes aujourd'hui, je suppose que tu regardes aussi en tant que cinéaste ce que font les vidéastes de parapente actuels, au moins les plus professionnels, ce qu'ils produisent, tout ce qu'on trouve aujourd'hui sur YouTube et ailleurs. Est-ce que tu regardes ce genre de choses et comment vois-tu la représentation de la pratique du parapente dans les films aujourd'hui ?

44:03Henry Hauck

Il y a déjà de superbes films de parapente. J'ai vu récemment un spot publicitaire d'Ozon qui était absolument super bien tourné, et que j'ai regardé jusqu'au bout. Mais la plupart du temps, tu le sais toi-même, il n'y a plus que ces clips YouTube de 20 secondes, 10 secondes, qui montrent des manœuvres extrêmes. On ne regarde même plus ça, non ? Je ne regarde même plus ça. Ce que j'ai aussi aimé, et là tu dois m'aider, je ne me rappelle plus son nom, c'est un pilote de parapente français qui, je crois qu'il travaille pour Nova, qui a très bien expliqué avec quelle aile on peut faire quelles manœuvres.

44:49Henry Hauck

Il est assis là-dedans, lâche les suspentes et dit : « Bon, je suis maintenant sur une aile ENA, avec ça je peux faire ceci et cela, et je n'ai pas à avoir peur qu'elle se rouvre ». Ça m'a fasciné. C'étaient aussi des films plus longs, mais dis-moi, comment il s'appelait déjà ? Tu le connais sûrement. Oui, je ne me rappelle plus...

45:09Lucian Haas

...pas tout de suite. Je ne m'en rappelle pas non plus. C'est comme ça que ça se passe parfois. Probablement dans trois minutes, ça fait soudainement "plop" et il tombe sur le chemin.

45:18Henry Hauck

Exactement. Il y a aussi une X-Alps qui a participé,

45:23Henry Hauck

le dernier ou l'avant-dernier. Je sais exactement,

45:27Lucian Haas

celui que tu veux dire. Oui.

45:28Henry Hauck

Eh bien, d'accord, on sait de quoi on parle. Mais maintenant, disons qu'à part ça, on voit beaucoup de cochonneries, non ? Tu ne veux pas qu'il y ait énormément de cochonneries à voir ? Justement, parce que c'est devenu si facile de tourner des films avec des GoPro. Et certains pensent qu'avec une seule GoPro, on peut faire un film, mais la GoPro est un grand angle. Et même ce prétendu réglage de zoom qu'il y a sur la GoPro, c'est de l'arnaque si on veut. Ce n'est pas un zoom optique. C'est juste un zoom numérique dans l'image existante. Oui. Donc la qualité ne devient pas meilleure pour autant. Le fait qu'elle soit en 4K, donc avec une très haute résolution, on ne le voit souvent pas.

46:17Henry Hauck

Parce que à la télé, ou même nous deux ici dans la vidéo en ce moment, on a au maximum une résolution en 720p.

46:26Henry Hauck

Et là, tu peux bien sûr zoomer énormément sans voir de perte de qualité.

46:35Lucian Haas

Tu as dit qu'en 2002, les idées pour filmer le parapente étaient épuisées. Enfin, pas pour le parapente en soi, mais pour le tournage autour du parapente. Ça fait plus de 20 ans maintenant. Est-ce que de nouvelles idées t'ont peut-être venu entre-temps ? Est-ce qu'il y aurait encore un film ? On peut maintenant aller jusqu'au bout, ce serait quasiment ma question finale. Pourrais-tu encore imaginer un film où tu te dirais : j'en rêve encore ? J'aimerais bien refaire un film sur le parapente.

47:03Henry Hauck

Non, mais si tu me donnes une idée, je m'y intéresserai volontiers. Mais pour l'instant, rien ne me vient à l'esprit. C'est clos. J'ai déjà tout fait. J'ai traité des films pédagogiques sur l'agro, sur le cours SIV, sur la thermique, sur la météorologie. J'ai tout essayé de mettre en image dans mes films. Et je ne sais pas ce que je devrais faire maintenant, il faudrait que quelqu'un me propose une idée extérieure. Et l'argent. Et l'argent. C'est le point suivant. Oui.

47:38Lucian Haas

Même avec du matos GoPro et tout ça, c'est beaucoup moins cher aujourd'hui que tes caméras super chères d'avant. Mais à part ça, si ce n'est pas pour un film, est-ce qu'il y aurait un vol ou un spot de vol où tu te dirais : là, j'aimerais bien remettre les pieds dans le ciel ?

47:59Henry Hauck

Bassano, c'est sans aucun doute. Bassano est tout simplement génial pour le vol de pente. Ensuite, dans les Dolomites, j'aimerais aussi recommencer à voler. Au Sella. Et à part ça, ce qui était aussi super, c'est qu'il y a des spots incroyables aux États-Unis. Point of the Mountain à Salt Lake City. C'est une zone où on peut aussi voler de nuit parce que... la lune est si brillante, les étoiles. Oui, c'est beau quand la lune est brillante et les étoiles. Mais l'essentiel, c'est qu'il y a une différence de pression atmosphérique à cause de ces deux lacs salés. Et l'air s'échange pendant la nuit. Donc tu as pratiquement...

48:44Henry Hauck

Tu peux voler merveilleusement bien la nuit. On a aussi tourné là-bas de nuit pour ce film sur l'autoroute. Et il y avait déjà... de la neige aussi. On n'a plus le droit de voler là-bas, bien sûr, mais à l'époque, c'était encore permis. C'était génial. On n'a plus le droit de voler à Dead Horse Point non plus. Un site absolument époustouflant. Oui. Oui, les États-Unis seraient aussi super, mais c'est compliqué avec les États-Unis maintenant. Qui veut encore s'envoler pour les États-Unis aujourd'hui ?

49:14Henry Hauck

Ça peut être

49:15Lucian Haas

Oui, peut-être que ça changera un jour. J'espère bien, oui. Et si tu devais comparer le parapente avec ta navigation pour conclure, que dirais-tu, qu'est-ce qui offre la plus grande liberté ?

49:29Henry Hauck

Hm, c'est une question difficile. La voile a cet avantage incroyable, c'est que tu es si... indépendant. Si ça ne te plaît plus quelque part, tu lèves l'ancre et tu vas ailleurs, oui. C'est la grande liberté de la voile. Tu n'as pas non plus autant de problèmes bureaucratiques que, par exemple, avec le parapente, oui. Moi, par exemple, en 20 ans, on ne m'a jamais demandé de permis de navigation. On ne m'a jamais demandé d'assurance. C'était bien sûr aussi souvent en larmes, dans des pays du tiers monde, où ça n'a pas une telle valeur marchande.

50:14Henry Hauck

Et le parapente, c'est toujours ce sentiment de liberté quand on est dans les airs. Ce sentiment d'indépendance, ce sentiment incroyablement beau quand tu as des décollages en altitude et que tu peux peut-être faire de la course, même si je ne suis vraiment pas un pilote de course ou ne l'ai jamais été, oui. Et je mettrais ça comme les deux différences. La voile est peut-être encore un peu plus libre et indépendante. Mais ça devient aussi de plus en plus difficile. Aux États-Unis, par exemple, la voile n'est plus amusante. Tu dois déclarer ton entrée et ta sortie dans chaque port. Tu dois avoir le canal 16 ouvert en permanence, parce que la garde côtière pourrait m'appeler.

50:59Henry Hauck

Mais c'est aux États-Unis, dans d'autres pays, heureusement, ce n'est pas encore le cas, mais ça va finir par arriver. Henry. Merci.

51:07Lucian Haas

Tu peux dire...

51:07Henry Hauck

Tu peux encore dire quelque chose ? Absolument. Tu peux encore dire dix mots. On a parlé de voile et de parapente. Il y a un homme dont le nom doit sûrement dire quelque chose maintenant, Mike Harker. C'était le premier à descendre de la Zugspitze avec un deltaplane. Il a aussi rendu le deltaplane populaire en Allemagne. Et c'était aussi un voilier. J'ai fait de la voile avec lui dans les Caraïbes. Oui. Il y a six ans. Et il a eu la malchance d'être attaqué, il était gravement handicapé, je m'étonne qu'il ait pu faire de la voile avec son handicap. Et il a été attaqué puis est finalement décédé des suites de cette agression. En haut du Tegelberg, il y a une belle plaque que le DHV a faite en souvenir de Mike Harker.

51:57Lucian Haas

Avec ses premiers vols là-bas, aussi autour de Neuschwanstein. Exactement. Henry, merci beaucoup pour ton récit. Je pense que certaines personnes vont avoir envie de s'y intéresser maintenant, peut-être de télécharger tes films. Je sais que tu les as sur ton site, on peut vraiment se replonger dans ces vieux trésors. Mais il faut les acheter. Mais ça vaut vraiment le coup de plonger un peu dans l'histoire. C'est une petite pub pour toi là. Je le fais volontiers. Merci, merci. C'était aussi toujours comme ma

52:27Henry Hauck

Ma retraite était prévue, tu sais. Parce que j'ai vendu toutes mes assurances vie pour mes aventures en voile. Et c'était toujours un peu comme, c'était censé être ma retraite.

52:38Lucian Haas

Je ne sais pas si ça suffira. Je ne sais pas non plus si autant de gens voudront encore regarder ces vieux films, aussi intéressants soient-ils. Mais je te souhaite quand même de bien t'en sortir pour ta retraite. Que ce soit suffisant financièrement, mais surtout avec tous ces super souvenirs que tu as accumulés tout au long de ta vie, que ce soit en vol ou en voilier. Que ça te permette de bien continuer. Je te remercie.

53:05Lucian Haas

Le patron français, le pilote français dont le nom m'a échappé à moi comme à Henry pendant l'enregistrement du podcast, est bien sûr le champion du monde d'agro Theo de Blick. C'est un petit ajout. Si tu veux voir les vieux films de Henry Haug, tu trouveras une sélection sur son site, henryhaug.de. Aujourd'hui, ce sont déjà des documents d'une valeur historique. J'espère que cet épisode de Podz-Glidz t'a encore plu. Alors, parle-en à tes amis, laisse une évaluation 5 étoiles sur la plateforme de podcast que tu utilises. Ou bien, écris un commentaire sous les notes de l'épisode sur le Gleitschirm-Blog Blueglides. Si tu veux écouter encore plus d'histoires inspirantes issues de l'univers du parapente, alors abonne-toi à Podz-Glidz sur ton podcatcher préféré pour ne manquer aucun épisode.

53:54Lucian Haas

De plus, deviens un soutien pour mon travail. Sur le Gleitschirm-Blog blueglides.blogspot.com, tu trouveras sous la rubrique « Fördern » toutes les infos et liens nécessaires pour continuer à soutenir ce projet avec une contribution financière, grande ou petite, que tu choisiras librement. Je remercie tous les contributeurs. Décollez tôt, atterrissez tard, volez loin, mais restez en sécurité. À bientôt, votre Lucian.

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